Cash-back : Dépenser plus pour gagner plus

Le CashBack en FranceLe début du Cash-back

Gagner de l’argent en faisant chauffer sa carte! Séduisante, l’idée du cashback est née aux États-Unis dans les années 1970. Et, depuis l’avènement de l’e-commerce. celui-ci explose en France.

Le cashback permet de récupérer 0,5%, 2%, 4%, parfois 8%, et plus rarement jusqu’à 15%, du mon­tant de ses achats. Arrivé dans l’Hexagone à l’initiative de quelques banques au début des années 2000, le cash-back devient désormais un eldorado tant l’offre abonde sur le Web : iGraal, eBuyClub, Mailorama, Fabuleos, Maxirrriles, Cashstore, … les sites se comptent par dizaines et de grandes enseignes s’y mettent, à l’image de la Fnac.

Comment ça marche le Cash-back ?

C’est simple, il suffit de s’inscrire sur un site spécialisé et de passer par celui-ci pour faire un achat Ce dernier vous redirige vers le site marchand. qui, en contrepartie, reverse une commission au site de cash-back, qui, lui-même, en fait profiter ses membres.
Pour être sûr de faire une bonne affaire, il convient néanmoins d’être très vigilant. Ainsi, faut-il penser à communiquer impéra­tivement la même adresse mail au site marchand et au site de cash­back. Les témoignages de ceux qui n’ont pas perçu un centime affluent sur le Web. A savoir aussi, la majorité des sites ne fonctionne que si le navigateur accepte les cookies, Ce qui suppose de ne pas aller surfer ailleurs pendant l’achat. Patience est ici mère de vertu. D’autant que le montant est cal­cillé sur le total hors taxes et hors frais de livraison ou de traitement. Et puis, pour voir la couleur de l’argent, il faut en général atteindre au moins 10 euros de gains. Dans le cas de Cashstore, à partir de 15 euros, l’argent peut être utilisé sur un compte PayPaI ou un porte­monnaie PriceMinister. Pour le cash par virement, il faut franchir le seuil de 30 euros. Enfin, si le cash-back peut être cumulé avec les promos, il ne permet pas d’en­grangerdes points fidélité des sites marchands (notamment avec iGraal). A ceux qui veulent«gagner» plus et vite, rendez-vous sur www.remisesetreductions.fr qui annonce un taux de reversement moyen de 9% en 2009 … mais il faut payer 12 euros par mois! Sans engage­ment, cet abonnement peut être interrompu à tout moment. Rentable à condition de sortir sa calculette et d’être cyberacheteur compulsif. Sachant que les achats sont plafonnés à 500 euros par mois. Fabuleos, lui, n’est pas très «payant». En effet, ce n’est qu’à partir de 7 euros de gains que vous toucherez le pre­mier centime. Les internautes qui ont la fibre caritative peuvent s’ins­crire sur un site de cash-back solidaire, à l’image de Solidand. Au lieu de vous reverser l’argent, le bénéficiaire sera l’association de votre choix.

Les offres de remboursement fonctionnent sur le même prin­cipe et font gagner beaucoup plus en une seule fois, mais ne s’appliquent qu’à un seul produit pen­dant une durée limitée. Là encore, il faut jeter un œil attentif au règlement. Ainsi, vous devez veiller à renvoyer toutes les pièces deman­dées, en temps et en heure. Et parfois la date limite d’envoi n’est pas celle de la fm de l’opération, mais peut être une semaine ou dix jours après l’achat. Certains sites, comme www.offres-de­remboursement.com ou www. achatgratuit.com, les recensent toutes et font gagner beaucoup de temps. Souvent, il faut ren­voyer le ticket de caisse original (pensez à le photocopier avant renvoi, pour la garantie). Donc si vous effectuez plusieurs achats faisant Pobjet d’une offre de rem­boursement, il vous faudra autant de tickets que de produits ache­tés. Petit conseil, évitez de passer à la caisse aux heures de pointe.

Que représente le cash-beek aujourd’hui en France ?
Cela commence à peser puisqu’un cyberacheteur sur cinq déclare être inscrit sur un site de cash-back et 46 % déclarent en avoir entendu parler.

A quand remonte le phénomène ?
En France, à environ dix-huit mois. Il faut savoir que tous les mots-clés liés à remise, promos sont énormément tapés par les internautes. Le prix est le premier facteur d’achat sur Internet, suivi du choix.

Quels sont les produits visés ?
A la fois des produits High­-Tech et culturels à des fréquences d’achats plus importantes pour ces derniers. Mais les gens sont prêts à utiliser le cash-back pour tous types de produits.

Quelles en sont les perspectives ?
Il devrait autant se développer que l’e-commerce. Les 27 millions de Français cyber-acheteurs sont autant d’utilisateurs potentiels du cash-back. Il va, sans aucun doute, se démocratiser comme l’achat en ligne. Il est devenu synonyme d’achat malin.