Investir dans le Yuan : Les opportunités de la monnaie chinoise

Investir dans le Yuan : Les opportunités de la monnaie chinoiseLe yuan s’est apprécié de près de 30% face au dollar depuis juillet 2005. Et le mouvement de hausse devrait se poursuivre à moyen terme. Nombre d’investisseurs – Jim Roger et George Soros en tête – estiment que, grâce à la croissance de la Chine, la monnaie chinoise offre l’une des meilleures opportunités d’investissement. Un point de vue non sans fondement, mais qui mérite d’être nuancé.

L’évolution du yuan au cours des six dernières années reflète une tendance lourde: la monnaie chinoise est entrée dans un long cycle de hausse vis-à-vis du dollar, sa principale devise de référence. Aujourd’hui pour acheter 1 dollar, 6,269 yuans suffisent, alors qu’en juillet 2005 il en fallait 8,11.

Une devise de plus en plus sollicitée dans les échanges internationaux

Un tel phénomène n’a pas manqué de susciter de nombreuses réactions dans la presse chinoise. Déjà en février 2012 le quotidien chinois Wangyi Caijing écrivait: «Le renminbi (nom officiel de la monnaie chinoise) a clôturé à 6,29 yuans contre un dollar, enfonçant ainsi pour la première fois le seuil des 6,30 yuans – un nouveau record depuis la réforme du régime de change chinois». Et l’on pouvait lire sur Silang Wang, l’un des sites d’information les plus consultés de Chine : «Dans un contexte où le dollar s’affaiblit et où les chiffres de l’économie chinoise sont meilleurs qu’attendu […], la parité yuan/dollar pourrait battre de nouveaux records.»

Certes, un faisceau d’éléments plaide pour une poursuite de la hausse du yuan face au dollar. Selon la Banque mondiale, la Chine qui, en 2010, a supplanté le Japon au rang de deuxième puissance économique du monde, pourrait s’imposer entre 2020 et 2030 comme la première économie de la planète devant les USA. Nombre d’économistes pensent que, à moins de graves dérapages de son gouvernement, l’Empire du Milieu devra poursuivre sa croissance à un rythme certes ralenti, mais qui restera soutenu dans les dix prochaines années. De quoi renforcer la confiance dans le yuan, pour lequel la demande n’a cessé d’augmenter sur fond d’accélération du processus de libéralisation de la monnaie chinoise (qui n’est pas entièrement convertible).

Depuis fin 2008 en effet, le yuan est de plus en plus utilisé dans les échanges bilatéraux entre la Chine et ses partenaires commerciaux : Japon, Russie, Corée du Sud, Brésil, Argentine, Mongolie, Pakistan, Turquie… Le tout via des accords swap de devises (accords d’échanges monétaires), qui tendent à se multiplier.
Il s’agit donc d’un pas significatif vers l’abandon du dollar au profit du yuan dans les échanges commerciaux. Mais surtout cela servira de catalyseur pour permettre à la Chine de faire de sa devise une monnaie de réserve mondiale, au même titre que le dollar, l’euro, le yen, et ceci en parfaite cohérence avec son statut de future première puissance économique du monde.

Désamorcer les conflits commerciaux

La hausse continue de la monnaie chinoise face au billet vert s’explique aussi par les fortes pressions internationales.
Depuis de nombreuses années, les États-Unis et l’Union européenne notamment, qui sont les principaux partenaires commerciaux de la Chine, n’ont cessé d’exhorter le pays à réévaluer le yuan, jugé sous-évalué, donc responsable de leurs déficits commerciaux chroniques… Et pour ne rien arranger, avec les crises qui depuis 2007 se sont succédé aux États-Unis comme en Europe {crise du subprime, crise financière, crise des dettes souveraines), les tensions ont monté d’un cran. Même s’il a toujours fait savoir que les autres pays n’étaient pas en droit de lui dicter sa conduite en matière de yuan, le gouvernement chinois ne pouvait se permettre d’ignorer les protestations qui fusaient d’un peu partout dans le monde. Lors du G20 de septembre 2009 par exemple, le président américain Obama a, pour la énième fois, réclamé une réévaluation du yuan et une réduction des exportations chinoises.

Dans les deux mois qui ont suivi, pas moins de cinquante pays – du G7 à l’APEC (Coopération

Variation du taux de change yuan-dollar de septembre 2009 à février 2012

Variation du taux de change yuan-dollar de septembre 2009 à février 2012

économique des pays d’Asie-Pacifique) en passant par l’Union européenne – ont joint leurs voix à la sienne. Du jamais vu dans l’histoire monétaire!

Depuis – hasard (diplomatique) du calendrier? -, la monnaie chinoise a progressivement évolué sur une pente ascendante contre le dollar (voir graphique) … Pékin l’a enfin compris: un assouplissement de sa position en matière de yuan lui permettra, non seulement de désamorcer les conflits avec ses partenaires, mais aussi d’éviter de servir de bouc émissaire dans un contexte de crise grave.

Calmer les tensions inflationnistes

L’affaiblissement continu du dollar face aux principales devises (euro, yen} depuis le début des années 2000 pousse également à ce que le yuan s’apprécie. D’une part, la valeur du billet vert est et devrait continuer à être laminée par la colossale dette publique américaine qui pourrait atteindre 105% du PIB en 2012 et 115 % en 2016, ainsi que par le déficit commercial américain qui, en 2011, a culminé à 550 milliards de dollars, un record depuis 2008. D’autre part les deux mesures d’assouplissement monétaire (QEl et QE2), qui ont injecté 2 300 milliards de dollars dans l’économie outre-Atlantique, ont eu pour conséquence non seulement d’affaiblir davantage le dollar, mais aussi d’exacerber les tensions inflationnistes en Chine (6,7% en juillet 2011) par le biais d’afflux de capitaux étrangers. Pour calmer le jeu et préserver le pouvoir d’achat, Pékin s’est alors vu contraint, dès novembre 2010 et tout au long de l’année 2011, de relever jusqu’à cinq fois son taux directeur, pour le porter à 6,5%, d’où le renchérissement du yuan. Est-il besoin d’ajouter que la récente décision de la Banque centrale américaine (Fed) de maintenir un taux «exceptionnellement bas jusqu’à fin 2014 au moins. n’est guère favorable à un renforcement significatif du dollar?

Enfin, depuis que la Chine a abandonné l’arrimage du yuan au dollar afin d’évaluer la valeur de sa monnaie en se référant à un panier de devises {dollar, euro, yen, won…), le yuan n’évolue plus dans le même sens que le dollar, comme ce fut le cas entre 1994 et 2005, puis entre août 2008 et juin 2010. Conséquence : quand la monnaie de l’Oncle Sam s’affaiblit, celle de l’Empire rouge s’affermit. Or, du fait que les liquidités inondent le marché américain et que la politique de taux zéro est maintenue par la Fed, le dollar n’est pas près de retrouver une véritable dynamique ascendante.

Quelle marge de progression pour le yuan?

Jusqu’à présent, aucune donnée majeure ns semble pouvoir remettre en cause le scénario haussier de la monnaie chinoise. Pour ceux qui veulent investir dans le yuan afin de profiter de son potentiel d’appréciation, une question s’impose: après un bond de 24 % entre 2005 et février 2012, de quelle marge de progression dispose encore la monnaie chinoise, notamment vis-à-vis du dollar?
Certains spécialistes pensent que la valeur d’équilibre se situerait à 1 dollar pour 3 ou 4 yuans : soit, par rapport à la parité actuelle de 1 dollar pour 6,29 yuans, un potentiel de hausse de 50 à 36 % pour la monnaie chinoise. D’autres, plus prudents, estiment que 1 dollar devrait valoir 5 yuans, ce qui laisserait à la devise chinoise une marge de progression de 20%.
Aucun consensus n’a cependant été trouvé sur la question, tant il est difficile, d’une manière générale, d’établir un taux de change adéquat entre deux monnaies.

Néanmoins, il semble possible d’avancer une hypothèse sur la base de deux principaux éléments : d’un côté, la volonté de Pékin de rendre son modèle de croissance moins dépendant des exportations et donc moins générateur de réserves de change ; de l’autre, un processus de libéralisation du yuan placé sous contrôle.

1. Une croissance moins tributaire des exportations
Consciente que, pour écouler ses produit, elle ne peut plus compter sur les pays occidentaux – eux-mêmes confrontés à de graves crises {crise des dettes souveraines, risque de récession…. ) – la Chine s’est enfin résolue à franchir le pas : changer de modèle de croissance, trop tributaire des exportations.
Ainsi s’est-elle fixé comme priorité pour les cinq ans à venir, de relancer la consommation intérieure, qui ne représente que 30% de son PIB, contre 70% pour les États-Unis par exemple, Vu sous l’angle de la politique des changes, un tel virage répond à un objectif précis: réduire l’excédent commercial et, par ricochet, les réserves de change chinoises, qui culminent à plus de 3 000 milliards de dollars, soit plus de 50 % du PIB chinois de 2010. Un montant aussi colossal pose surtout deux gros problèmes. Le premier est directement lié à l’inflation, source d’une réévaluation forcée du yuan. En effet, en raison de la spécificité du régime de change chinois, les exportateurs locaux doivent convertir en yuan l’argent qu’ils gagnent en devises étrangères auprès de leurs banques. Celles-ci revendent ensuite à la Banque centrale chinoise la part excédant le quota qui leur est alloué pour la détention de devises étrangères. Ainsi s’accumulent les réserves de change au sein de la Banque centrale chinoise. Mais au bout d’un certain temps, un cercle vicieux s’enclenche: plus l’excédent commercial augmente, plus les réserves de change s’accroissent, et plus le gouvernement chinois doit émettre de yuans pour régler les entreprises exportatrices. Selon les statistiques, environ 60% des réserves de change chinoises proviennent des exportations, ce qui a contribué à créer près de 20 000 milliards de yuans supplémentaires, soit un tiers de la masse monétaire M2 de la Chine. Rien d’étonnant à ce que l’inflation chinoise peine toujours à revenir au-dessous des 3%, en dépit d’un taux d’intérêt à 6,5%. D’où, dans le but de protéger les ménages chinois contre une inflation galopante, une réévaluation quasi continue du yuan en 2011. Le second problème est d’ordre essentiellement politique. Plus la Chine voit ses réserves de change augmenter, plus elle s’attire les foudres de ceux qui l’accusent de sous-évaluer sa monnaie. Or son intérêt n’est pas d’agir sous pression, mais de pouvoir, gérer la parité yuan/dollar au rythme qui lui convient.

2. Une libéralisation du yuan à pas comptés
L’évolution vers une croissance davantage tirée par la consommation intérieure et moins génératrice de réserves de change va de pair avec la libéralisation du yuan. Mais les deux mouvements ne peuvent s’opérer sans douleur, puisqu’ils impliquent nécessairement des hausses de salaires et hausses de coûts de production sur fond de réévaluation du yuan, entraînant par là même une baisse de compétitivité des exportations. Pour Pékin, toute la question est de savoir comment laisser sa monnaie s’apprécier sans pour autant détruire l’industrie exportatrice, qui pèse encore plus d’un tiers dans le PIB du pays.
Selon le résultat d’un stress test effectué en milieu d’année 2010 sur les entreprises exportatrices de textile, dont l’activité représente 28% du total mondial, le seuil de résistance à une hausse du yuan se situait à 5% ; au-delà, deux tiers d’entreprises seraient déficitaires. Pékin aura finalement laissé le yuan s’apprécier de 3,6% face au dollar en 2010, et de 5,1% en 2011, en dépit de très fortes tensions inflationnistes. «Actuellement, l’État restitue 5% sur les taxes à l’exportation de produits textiles, ce qui nous soulage beaucoup», confie un haut responsable du secteur.

Il n’en demeure pas moins que dans l’industrie textile chinoise, la marge bénéficiaire reste globalement très faible, de l’ordre de 3 à 4%. Cela signifie qu’une hausse annuelle du yuan nettement supérieure aux 5,1% de 2011 pourrait lui être fatale. Le même raisonnement vaut pour d’autres secteurs à faible marge: jouets, chaussures… C’est pourquoi des responsables de la Banque centrale chinoise ont, à plusieurs reprises, déclaré que la réévaluation du yuan doit se faire de manière «graduelle», «maitrisée». En clair, la Chine veut s’accorder le temps nécessaire pour accomplir sans trop de dégâts la transition vers une économie basée sur une consommation de masse. A cela s’ajoute, enfin, que le système financier chinois, hérité de cinquante ans de communisme, est encore loin d’être efficient pour gérer tous les risques liés à une libéralisation totale du yuan. Là encore, la Chine ne veut pas précipiter les choses.

Compte tenu des analyses qui précèdent, nous pensons qu’en 2012 la progression de la monnaie chinoise devrait être d’ampleur modeste, sans doute de l’ordre de 5%, sous réserve que le dollar ne baisse pas de façon brutale et continue. Si dans un proche avenir la tendance du yuan reste globalement haussière, le chemin qui le mène vers une totale convertibilité risquerait de ne pas le conduire sur une direction uniquement haussière. Pour l’année en cours par exemple, du fait que les fortes pressiensà la hausse qu’elle a subies en 2010 et 2011 (QE1, OE2, inflation, hausses de taux… ) semblent s’atténuer, la monnaie chinoise pourrait revenir temporairement vers une parité de 1 dollar pour 6,30 yuans (contre 6,269 yuans actuellement), avant d’amorcer doucement sa trajectoire haussière.

Un moyen de diversifier ses investissements

Pour ceux qui cherchent,à diversifier leurs investissements, la devise chinoise peut constituer une opportunité. A condition, bien entendu, que l’Empire du Milieu ne connaisse pas d’atterrissage brutal. Mais pour l’instant, ce n’est pas le scénario privilégié. Toutefois, en raison des risques liés à tout investissement sur les marchés étrangers – risque de change, risque-pays, risque de liquidité… -, la prudence est de mise. Il est donc recommandé, avant d’investir, de se renseigner auprès de spécialistes pour évaluer ses chances de gain.

Comment y investir : Deux fonds pour parier sur le potentiel de hausse du yuan

Les produits d’investissement dans la monnaie chinoise sont encore rares sur le marché français. Nous en avons déniché deux: Allianz RCM Renminbi Currency, et HSBC GIF RMB Fixed Income. L’un comme l’autre ont pour particularité de s’adresser à la fois aux investisseurs institutionnels et individuels, et leur permet de bénéficier du potentiel d’appréciation du yuan par rapport au dollar. Mais là s’arrête la similitude…

  • Allianz RCM Renminbi Currency
    Jouez le dynamisme du yuan via le marché monétaire local

Lancé le 18 octobre 2011 par Allianz Global Investors, Allianz RCM Renminbi Currency est un fonds investi dans la monnaie chinoise via des comptes de dépôts auprès d’une douzaine d’institutions bancaires agréées à Hong Kong : Agricultural Bank of China, Bank of China, Citibank, Hang Seng Bank, Mizuho Corporate Bank, Banco Santander, Commerzbank…
Plaque tournante de la finance asiatfque, Hong Kong est considéré par le gouvernement chinois comme un marché offshore (étant en dehors de la Chine continentale, il bénéficie d’un statut administratif spécial). Depuis l’ouverture en 2011 du marché offshore en monnaie chinoise, les dépôts en yuan offshore ont enregistré une croissance exponentielle… À l’heure actuelle, les comptes de dépôts libelles en yuan représentent environ 600 millions (soit environ 10% des dépôts de Hong Kong), et cette croissance devrait se poursuivre par atteindre près de 2000 milliards d’ici deux ans. La volatilité du fonds devrait rester faible ou modérée, dans la mesure ou le yuam est toujours sous le contrôle des autorités chinoises, qui ont fait part de leur volonté de laisser la devise s’apprécier progressivement dans l’intérêt de l’économie du pays.
Helen Lam, la gérante du fonds, qui peut se prévaloir de onze ans d’expérience chez Allianz Global Investors, est basée à Hong Kong. Elle bénéficie ainsi d’un accès direct et rapide au marché offshore du yuan : un atout essentiel compte tenu de la nature hautement évolutive du marché du yuan. Son objectif pour 2012 : offrir un rendement de 5 à 7%.

Principales caractéristiques du fonds

• Codes Isin :
– Part A (investisseurs individuels): LU0666628672
– Part 1 (investisseurs institutionnels): LU0665629993

• Frais d’entrée en % :
– Part A : actuellement 2,00 (plafonnés à 3,00)
– Part I : aucun

• Frais de gestion en % par an :
– Part A : actuellement 0,50 (plafonnés à 1,50)
– Part I : actuellement 0,40 (plafonnés à 1,00)

• Frais administratifs en % par an :
– Part A : actuellement 0,15 (plafonnés à 0,50)
– Part I : actuellement 0,11 (plafonnés à 0,50)

• Distribution des revenus : distribution

HSBC GIF RMB Fixed Income
Misez sur la bonne tenue du marché obligataire du yuan

Le fonds HSBC GIF RMB Fixed Income a également été lancé en octobre 2011, mais à la différence d’A1lianz RGM Renminbi Currency, il est investi à 60% dans des obligations libellées en yuan offshore (marché de Hong Kong), le solde étant placé en dépôts à terme. Né en 2010 lorsque les autorités chinois ont levé certaines restrictions, le marché obligatoire offshore de la monnaie chinoise est un marché très jeune. Ceux qui y investissent s’offrent ainsi une exposition au yuan, dont le potentiel d’appréciation est attendu. Ils obtiennent en même temps une diversification de leur portefeuille, ce qui, dans un monde de plus en plus corrélé, est un précieux atout. D’autant que l’ensemble des investisseurs – des banques de détail aux banques centrales en passant par les fonds souverains – souhaitent diversifier progressivement leurs avoirs au détriment du dollar.

Principal gérant du fonds, Honyu Fung pratique un style de gestion prudent. «Nous achetons essentiellement des obligations à 1 – 2 ans», explique-t-il. «Nous pensons pouvoir sélectionner des obligations de bonne qualité avec des rendements honnêtes, sans accroître notre risque». Pour atteindre un tel objectif, Hongyu Fung et son équipe cherchent à combiner de multiples sources d’alpha dé-corrélées, telles l’allocation d’actifs, le positionnement sur les courbes de taux et la duration, ou encore l’analyse de crédit et la sélection des émetteurs. Ils visent ainsi à exploiter les décalages entre tendances fondamentales, valorisations anticipées, et distorsion des courbes.

Principales caractéristiques du fonds

• Codes Isin:
– Part AC (investisseurs individuels – mode de distribution: capitalisation) : LU0692309627
– Part AD (investisseurs individuels – mode de distribution: distribution): LU0692309460
– Part IC (investisseurs institutionnels – mode de distribution : capitalisation) : LUO692310807
– Part ID (investisseurs institutionnels – mode de distribution : distribution) : LU0692310633

• Distribution dés revenus : capitalisation (C) ou distribution (D)

• Frais d’entée en % : aucun

• Frais de gestion en % par an :
– Part A : 0,75
– Part I : 0,375

• Frais opérationnels et administratifs en % par an
– Part A : actuellement 0,15 (plafonnés à 0,50)
– Part I : actuellement 0,11 (plafonnés à O,50)