Dynamisez votre épargne en bourse avec le PEA

Plan d'epargne en actionJusqu’en 2010, les français qui réalisent moins de 25 830 euros de cessions de titres par an ne payait pas d’impôt sur les plus-values. La plupart des actionnaires individuels profitaient de cet avantage fiscal. Les services statistiques de Bercy ont même reconnu qu’en 2009, pas plus de 153 000 des 15,7 millions de foyers fiscaux imposables avaient payé un impôt sur leur plus-value boursière.

Un système jugé trop favorable aux petits porteur appartient désormais au passé. Depuis le 1er janvier, toute cession, quel que soit son montant, est taxable. Comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, le taux de taxation augmente. De 18 % eu 2010. il passe à 19 %. Prélèvements sociaux de 12,3 % compris, vos gains boursiers sont donc désormais amputés de 31.3 %. contre 30,1 % en 2010.

A chaque profil d’investisseur, son plan d’action
Dans le cadre de la future réforme de la fiscalité du patrimoine, des députes de la majorité, comme Charles de Courson ou Michel Piron, préconisent de taxer les plus-values au barème de l’impôt sur le revenu. Avec un taux pouvant aller jusqu’à 41 %. Autre menace: supprimer les abattements conduisant à une exonération de la plus-value après huit années de détention des titres. Autant dire qu’aujourd’hui, l’actionnaire ne doit pas rester inactif devant l’alourdissement présent et à venir de la fiscalité.

Au moment où les perspectives des marchés actions redeviennent optimistes, affinez votre stratégie fiscale pour ne pas laisser rogner vos plus-values. le plan d’action à mettre en œuvre va dépendre de votre profil. Adepte de la gestion. père de famille ou boursicoteur actif. la solution diffère. Une chose est cependant certaine : le grand gagnant de cette réforme fiscale en marche est le plan d’épargne en actions (PEA)!

  • Client patrimonial : Jouez sur tous les tableaux

Votre profil :
Vous gérez votre portefeuille dans une optique patrimoniale globale. Vous pensez à la fois dividendes, plus-values, retraiteet transmission. Mais en gardant comme objectif principal de limiter la fiscalité à sa plus simple expression. Plus question pour vous de profiter de l’exonération en calibrant vos transactions à moins de 25 830 euros par an.

Conseil :
Investissez dans des titres en direct sur un PEA et jouez les Sicav sur un contrat d’assurance vie multi-support. Le PEA permet de percevoir chaque année des dividendes et des plus-values totalement exonérés d’impôt. C’est également un instrument de préparation à la retraite, puisqu’il est permis d’en sortir en rente défiscalisée. L’assurance vie multisupport a également bien des avantages. Vous effectuez vos arbitrages entre différents fonds sans passer par la case impôt. Gare toutefois aux frais d’arbitrage lors du choix du contrat. Vous pouvez en tirer des revenus ponctuels ou réguliers exonérés après huit ans, et sécuriser progressivement vos plus-values sur le fonds en euros, en prévision de la retraite, d’un projet d’investissement ou d’une transmission à vos proches.

  • Amateur de SICAV : Priorité au PEA

Votre profil :
La suppression du seuil de cessions de 25 830 euros ne vise pas uniquement les actions détenues en direct par le particulier dans son portefeuille. Elle concerne également les Sicav. Tous ceux qui privilégient les fonds pour s’éviter des problèmes de gestion et diversifier leurs placements risquent donc de voir leurs gains taxés cette année.

Conseil :
Un Mix PEA et assurance vie est la solution gagnante. Avec la priorité à donner au PEA, moins chargé en frais et à la fiscalité plus avantageuse. Attention, seules les Sicav investissant à hauteur de 75 % sur des actifs français ou européens sont éligibles. Grâce à des techniques de gestion sophistiquées, certains gérants parviennent toutefois à investir sur des marchés étrangers avec le label PEA.
A côté du PEA, souscrivez un contrat d’assurance vie multisupport proposant des fonds originaux.

  • Boursicoteur averti : Optimisez vos allers-retours

Votre profil :
Sans vous comparer à un Trader professionnel, vous en avez les penchants ! Vous n’hésitez pas à acheter et revendre, quitte à effectuer des allers-retours ou à utiliser des supports boursiers spéculatifs. Il est probable que vous apparteniez aux 153 000 redevables recensés par Bercy comme payant un impôt sur leurs plus-values. Compte tenu de votre activité boursière dynamique, peu de chance que vous ayez profité jusqu’à l’an dernier de l’exonération en restant sous le seuil de cessions de 25 830 euros.

Conseil :
Vous devriez déjà être doté d’un PEA. Si ce n’est pas le cas, plus une minute à perdre, C’est la seule solution pour éviter 31,3 % d’imposition sur vos gains, Dividendes et plus-values y sont exonérés d’impôt.
Deux schémas sont alors envisageables. Vous gardez votre portefeuille de titres pour y acheter les valeurs non éligibles au PEA, par exemple des actions américaines, Vous paierez alors nmpôt sur les plus-values.

Mais, parallèlement. vous gérerez: votre PEA de façon plus spéculative. Rappelons que vous pouvez: déposer 132 000 euros sur le compte-espèces du plan et en ouvrir un deuxième au nom de votre épouse par exemple. Avec 264 000 euros, les montants sont suffisamment importants pour agir en Bourse! Autre solution: faire table rase du passé. Vous liquidez votre portefeuille de titres, quitte à payer l’impôt de 19 % et tes 12,3 % de prélèvements sociaux. Et vous repartez avec votre PEA sur des bases neuves sans vous préoccuper d’impôt sur les plus-values et sur les dividendes.

N’ oubliez pas que vous ne pouvez sortir d’un PEA Sans impôt qu’après une durée d’au moins cinq ans. Pendant ce temps, vous ne pouvez pas retirer vos avoirs. Sinon. vos gains subiront une ponction de 34,8 % en cas de retrait dans les deux ans et de 31,3 % entre deux et cinq ans !

  • Actionnaire père de famille : Mariez compte-titres et PEA

Votre profil
Vous gérez votre portefeuille en choisissant des valeurs à la progression régulière que vous revendez longtemps après leur achat. Vos cessions annuelles n’atteignant pas des montants élevés, vous échappiez jusqu’à présent à la taxation grâce au seuil de cessions de 25 830 euros. Mais celle année, vous voilà imposable. Faut-il vous inquiéter? Pas vraiment tant que l’exonération après huit ans de détention n?ste en vigueur. Ces huit: ans se décomptent a partir de 2006. Un abattement d’un tiers par an sur la plus-value s’appliquera dès 2012. L.:exonération totale de plus-value ne sera donc. possible qu’en 2014. Autant dire que si vous souhaitez échapper à l’impôt. il faut faire le dos rond.

Conseil :
Ouvrez un PEA pour y faire vos opérations. C’est une façon de prendre date et de vous assurer que vous conserverez une enveloppe défiscalisée. Votre PEA. devralt garder ses avanta.ges. En revanche, impossible de transférer les actions déjà détenues sur un compte-titres car on ne peut alimenter le PEA que par des espèces.

  • PEA : Plan d’épargne en actions
  • SICAV : Société d’Investissement à Capital Variable