Banque en ligne Vs Banque traditionnelle : Laquelle choisir

Banque en ligne Vs Banques traditionnelles : Laquel choisirRapidité, souplesse et ingéniosité, les arguments des banques en ligne sont connus. En cette année 2012, les cyber-banques diversifient produits et services pour mieux concurrencer les établissements traditionnels.

Pas toujours satisfaits de leur établissement bancaire, les Français sont de plus en plus nombreux à faire confiance aux banques en ligne. L’an dernier, plus de deux millions de clients ont ainsi ouvert un compte auprès d’une cyber-banque. Cette forte croissance ne doit rien au hasard.
Lancées dans les années 1990, les banques en ligne connaissent le succès grâce à l’explosion d’Internet et de la téléphonie mobile. Une croissance qui doit se poursuivre et s’accélérer grâce au développement du haut, puis du très haut débit, et des systèmes de sécurisation toujours plus performants.
En outre, la clientèle des banques en ligne s’élargit: de plus en plus de Français jonglent entre travail et vie personnelle, tandis que d’autres sont confrontés à la mobilité géographique. Des phénomènes qui jouent en faveur des opérateurs du web, « Elles répondent aux besoins de tous ceux qui rencontrent des problèmes de disponibilité pour se déplacer, qu’ils soient cadres ou chauffeurs routiers, note Serge Maître, président de l’Afub (Association française des utilisateurs de banques). Comme ces banques sont accessibles sept jours sur sept; elles permettent de gérer facilement toutes les opérations en très peu de temps ».

Des tarifs plus qu’avantageux
Principal vecteur de succès: les frais réduits proposés – à grand renfort de publicité – par les banques en ligne. «Les services bancaires qu’elles proposent sont effectivement globalement moins chers que dans une banque traditionnelle, reconnait Serge Maitre. Leur structure dépourvue de points de vente physiques et leurs ressources précisément dimensionnées leur permettent de proposer des services et produits à des coûts maitrisés». Un atout dans un pays comme la France, champion d’Europe des tarifs bancaires élevés. Selon une étude menée en 2010 par l’Efma, les Français déboursent chaque année l’équivalent de 145 euros en frais bancaires contre moins de 104 dans les autres pays de la zone euro.

Benoit Grisoni, directeur de Boursorama Banque France, enfonce le clou: «Environ 60 % de nos clients n’ont payé aucun frais l’année dernière. Le coût moyen d’un compte pour nos clients tourne autour de 15 euros par an ». Soit près de dix fois moins que dans une banque traditionnelle. Cartes bancaires gratuites, retraits sans frais dans tous les distributeurs, suppression des frais d’opposition … les banques en ligne affichent leur compétitivité. Et grâce à l’obligation imposée aux banques de rendre publique la liste de leurs tarifs, la différence apparait encore plus flagrante.

Une offre de plus en plus large
Au-delà des bas niveaux de tarifs, l’offre de produits des banques en ligne ne cesse de s’élargir et de se diversifier. Du courtage en bourse, le plus souvent libéré de frais excessifs, à l’épargne en passant par le crédit immobilier à taux très compétitifs et sans frais de dossier, les banques du web s’imposent comme de véritables généralistes.

« Une offre relativement complète », comme le confiait récemment au quotidien 20 minutes Maxime Chipoy, chargé de mission banque/assurance à l’UFC-Que choisir. Dans certaines banques en ligne, les produits d’épargne tels que l’assurance-vie par exemple n’entraînent pas le paiement de droits d’entrée, contrairement à ceux des réseaux des banques traditionnelles. Des frais de gestion moins élevés garantissent aussi un meilleur rendement. C’est le cas de certains CSL (comptes sur livret), rémunérés à un taux de 2,25 % contre un maximum de 2 % généralement constatés en agence. «Pas besoin d’être riche pour ouvrir un compte, ajoute Serge Maître. Néanmoins, des niveaux de ressources sont exigés pour obtenir la gratuité de certains tarifs. Il faut donc être attentif aux conditions des prestations. L’attribution d’une carte est notamment soumise à des conditions d’octroi différentes selon les banques ». Pour une carte internationale d’entrée de gamme, par exemple, le revenu mensuel minimal varie entre 1350 et 1500 euros en fonction des établissements. Autre solution pour obtenir la gratuité dans un cas comme dans l’autre: posséder 5000 euros d’encours d’épargne.

Des services accrus
Et pour compléter ce tableau, on constate que les rares inconvénients de la banque en ligne ont tendance à disparaître. La qualité des services proposés s’améliore constamment: «De plus en plus de fonctionnalités permettent de piloter en toute autonomie son compte, relève Benoit Grisoni. Il est possible, par exemple, de changer momentanément son plafond de paiement par carte bancaire à la veille d’un départ en vacances ou de décider d’un retrait d’espèce jusqu’à 3000 euros avec sa carte en quelques clics via le site. Vous pouvez ensuite retirer cette somme dans les 48 heures dans n’importe quel distributeur automatiques de billets du territoire». Si les banques en ligne ne représentent pour l’instant qu’à peu près 2 % du volume bancaire global en France, agressivité des prix et nouveaux services leur font gagner régulièrement des parts de marché. Pour ne pas rester à la traine, les banques traditionnelles ont entamé la modernisation de leurs services sur Internet. Mais la pesanteur du mouvement garantit encore une belle avance à leurs concurrentes en ligne.

 

UNE BANQUE SANS AGENCES, ÇA MARCHE COMMENT?
Une relation entre client et banquier peut-elle se passer de contact physique? Éléments de réponse.

Une banque ouverte 24/24~, des services clairs et accessi b les ,ça vo us tente 7 C’est toute la promesse des banques en « igne : terminé les files d’attentes, fini les conseâlers indisponibles., Concrètement, comment fonctionne une banque sans agence ni guichet? Tour d’horizon,

L’accès
Rien de plus aisé que de se connecter à Internet pour effectuer l’ensemble de vos opérations. Quelle que soit la banque testée, l’ergonomie du site permet une navigation intuitive et précise, et les plateformes sont pour la plupart largement personnalisables. Virements, consultation d’historique, prise de rendez-vous avec un conseiller, tout se passe par écran interposé. Et les retraits comme les dépôts d’espèces peuvent être réalisés par l’intermédiaire des distributeurs et guichets automatiques de billets disponibles sur l’ensemble du territoire.

La relation
«Au départ, je critiquais un peu de perdre tout contact humain avec mon conseiller, se souvient Antoine, client d’une banque en ligne. Et puis j’ai réalisé que je ne connaissais même pas son nom: en trois ans, j’avais changé trois fois d’interlocuteurs, et je n’avais pas mis les pieds dans mon agence depuis plusieurs mois.» Pour pallier l’absence de contact physique, les opérateurs en ligne font preuve d’initiative : les clients peuvent notamment contacter leur conseiller grâce à la vidéoconférence. Quant au support client par e-mail, il est de plus en plus réactif et efficace. Pour obtenir des réponses concrètes et immédiates, des conseillers clientèle sont joignables par téléphone et, grâce aux serveurs vocaux, les clients peuvent consulter solde ou historique de leurs comptes et sont prévenus via SMS d’informations clés. Bref, impossible de passer à côté de l’essentiel.

Les services
Les banques en ligne ne se contentent pas de corriger les défauts de leur modèle: elles tentent d’en faire un atout. Boursorama Banque a par exemple lancé le Money center un outil de suivi budgétaire full-web, qui permet aux clients de consolider l’ensemble de leurs comptes bancaires, y compris ceux souscrits auprès d’autres banques. Objectif: disposer à tout moment d’une vision globale de ses actifs. Plus la peine de multiplier les connexions. Des solutions intelligentes et novatrices destinées aux clients en quête d’efficacité.