Assurance Auto : Comment bénéficier de la concurrence?

La voiture est à la fois un plaisir et une dépense pour une grande partie des Français. Il arrive que ce ne soit qu’une simple nécessité. Mais dans tous les cas, qui dit voiture dit dépenses pour l’entretien, le carburant sans oublier l’assurance. La concurrence est rude dans ce secteur, et il arrive fréquemment d’être sollicité pour changer de compagnie. Certains filons sont pourtant meilleurs que d’autres.

Le Bureau central français des compagnies d’assurance a vu le jour dès 1929. Au départ, ils’ agissait surtout de faire le décompte des accidents face à un trafic qui restait encore assez modeste.

Une longue histoire …
Vingt ans plus tard, la Prévention Routière est née. Vingt trois ans plus tard en 1972, le gouvernement met en place un comité interministériel de la Sécurité routière. L’assurance n’étant pas obligatoire, les situa­tions délicates se multiplient en cas de blessures, voire de décès. Une loi du 31 décembre 1951 permet la création d’un Fonds de Garantie Automobile chargé de remédier à cela. Le problème est que déjà à l’époque, les accidents des deux roues mènent souvent à des dlrls, or ils ne sont pas couverts par le fonds. Six ans plus tard, l’obligation va voir le jour.

L’assurance automobile est obligatoire depuis 1958 et elle est régie par le code des assu­rances. Cela fait finalement peu de temps, mais il s’agissait de prendre des mesures pour indem­niser les vidimes d’accident ou aider ceux qui étaient à l’origine de ces accidents à payer.

L’obligation est aujourd’hui néces­saire pour les voitures, mais pas seulement. Elle concerne aussi les camions, motos, scooters, tracteurs, engins de chantiers, caravanes, remorques … en allant jusqu’aux chariots élévateurs des entrepôts, aux tondeuses autopor­tées ainsi qu’aux voiturettes pour enfants avec batteries ! Le devoir d’immatriculation n’est donc pas lié à l’obligation d’assurance. L’assurance automobile a continué à évoluer depuis pour couvrir des risques divers.

les grands intervenants
Axa et la Macif sont les deux grands intervenants de ce marché très juteux. Il y a également de nombreux groupes mutualistes et depuis quelques années, ce sont les banques qui tentent de séduire les assurés automobiles. De façon très simple, étant don­né qu’ils peuvent prospecter de façon aisée déjà sur leur énorme fichier clientèle. Les contrats sont signés directement ou via des agents généraux ou des courtiers. Les clients sont très sensibles aux prix et la concurrence fait rage. Le groupe Axa est leader en termes de primes collectées, suivi de la Macif, groupe mutualiste sans intermédiaires. Suivent en­suite des groupes bien connus tels que Groupama/Gan, la Maaf, les AGF devenus Allianz, La Matmut, MMA, Generali, etc …
Pour lutter contre l’érosion des prix, les assureurs créent de nou­veaux produits/services leur per­mettant de se différencier tels que l’assistance zéro kilomètre. Les assurances sont distribuées un peu partout, y compris dans les grandes surfaces.

La nouvelle concurrence directe :

Internet
Elle existe déjà depuis plusieurs années, mais commence seule­ment à prendre de véritables parts de marché. C’est Direct Assurance (www.direct-assurance.fr), éma­nation d’Axa, qui a été le précur­seur et les tarifs très attractifs permettent de séduire de plus en plus de Français. Eurofil (www.eurofil.com) dépend du groupe Aviva, et Nexx de Maaf Assurances. AssurOne n’est pas u ne filiale d’un grand groupe.
Contrairement à d’autres pays eu­ropéens où Internet est un interve­nant de premier ordre, en France, les contrats étant tacitement reconductibles, il est parfois diffi­cile de résilier, étant donné que la plupart d’entre nous oublient de le faire dans les temps du préavis avant la date anniversaire.

Le low-cost
Le low-cost a fait son apparition dans l’assurance. Dans ce secteur comme ailleurs, il s’agit d’attirer une population qui a subi les désagré­ments de la crise et qui fait attention aux divers budgets du foyer.
La cible est clairement celle des jeunes actifs qui ont l’ habitude de faire leur marché sur le net. Les plus présents dans les médias sont Amaguiz de Groupama (www amaguiz.com) ainsi que ldMacif de la Macif (www.idmacif.fr) qui pro­posent des prix particulièrement percutants sur les petites voitures citadines. Les tarifs de base sont très attractifs, mais tout dépend ensuite des options qui sont prises. Il faut donc faire bien attention à ce que le tarif reste attractif.

Il faut noter que ce sont ces types d’intervenants qui ont mis en lumière une offre nouvelle en France: ne payer l’assurance qu’en fonction des kilo­mètres parcourus, ce qui sous entend de mettre un « cookie » dans la voiture afin qu’il n’y ait pas de fraude.

Évidemment, il faut accepter d’avoir ce type de gadget espion dans sa voiture. Mais les for­faits offerts sont très bon mar­ché. Aujourd’hui, les Français y réfléchissent à deux fois avant de prendre la voiture ; aussi ce type de forfait inspiré des Etats-Unis connaît un franc succès (<< payas you drive »). Il y a bien entendu des critères d’acceptation des dossiers, sur Internet ou pas. Le malus reste donc très important.

Fonctionnement de l’assurance et de la responsabilité civile
L’obligation de s’assurer ne porte que sur la garantie dite « responsabilité civile automobile », celle qui concerne la couverture des dommages causés aux tiers et aux passagers, le propriétaire du véhicule, les dommages subis par le véhicule ou par des biens matériels extérieurs. Elle couvre également les dommages causés par l’incendie, consécutifs à un vol pendant un mois après la date de déclaration de vol. Il s’agit de la garantie minimale dite couramment au tiers, qui se différencie de l’assurance tous risques.
Au delà de cette garantie minimale, il est possible de contracter une assurance tous risques qui protège mieux le conducteur; des assistances juridiques sont également disponibles. Ainsi que des assistances en cas de panne, ou la couverture du contenu de l’automobile en cas de vol (au tiers, rien n’est remboursé).
Les contrats doivent être lus, les conditions particulières constituant le contrat individualisé, les conditions générales étant identiques.
Le conducteur est couvert bien entendu, mais il est possible de couvrir des conducteurs secondaires désignés par contrat, ainsi que de couvrir temporairement d’a utres personnes à condition de prévenir son assurance.

La carte verte
Une assurance française est valable dans tous les pays dits à « carte verte » comme l’Europe ou les territoires d’outre-mer. Sinon, il faut prend re une assu ra nce spéci­fique pour sa voiture, idem pour ceux qui arrivent en France. Cette fameuse carte est celle que nous présentons aux policiers lors d’un contrôle pour démontrer que le véhicule est bien assuré, tout comme la vignette du pare-brise.

Points à négocier ou comparer  :
Avant la signature du contrat, convient de bien exa miner toutes les limites de la garantie proposée, ainsi que les exclusions, et surtout le montant des franchises.

  • Les plafonds : ce sont les montants maximums sur lesquels la compagnie s’engage. A vrai dire ils ne sont pas négociables, il convient de les con naître afin de pouvoir effec­tuer une comparaison.
  • Les exclusions : elles doivent normalement apparaître en gras sur le contrat afin que le client puisse facilement les identifier. Il peut s’agir du vol de carburant, mais aussi parfois si des dommages sont causés alors que le conducteur est sous l’emprise de l’alcool.
  • Les franchises : ce sont les montants qui restent à la charge de l’assuré. Elles sont généra­lement fixes et font varier les cotisations. Logiquement. plus la franchise est élevée, plus la cotisation est réduite.

Les tarifs d’assurance
Les tarifs sont fixés par les grandes compagnies d’assurance en fonction de statistiques étudiées dans le moindre détail.

Les principaux critères qui vont influencer le montant sont les suivants :

  • L’âge de l’assuré,
  • Son sexe,
  • Son état de santé,
  • L’ancienneté du permis,
  • Le nombre de sinistres enregistré,
  • La situation matrimoniale,
  • La ville de résidence,
  • La profession,
  • Le type de véhicule,
  • La couleur du véhicule,
  • Le mode de parking,
  • Le mode d’achat du véhicule,
  • L’usage réel du véhicule,
  • Les antécédents d’assurance (s’il y a déjà eu résiliation par exemple) ..

Tous ces éléments sont intégrés dans le calcul du montant de la prime d’assurance. En ce qui concerne le type de véhicule, il est évident qu’un Porsche Cayenne sera plus coûteux à assurer qu’une Ford Fiesta. Mais ce n’est pas le seul critère qui est important, en effet. Les assurances disposent d’une banque de données leur donnant accès au modèles de voi­tures les plus volés. Et ce ne sont pas seulement les automobiles les plus prestigieuses, mais plutôt les Twingo, Smart Fortwo ou Clio qui sont aussi très concernées.

Résiliation d’un contrat
la durée d’un contrat est d’un an, renouvelable par tacite reconduc­tian à une date anniversaire. Il est bien entendu possible de résilier un contrat en respectant un pré­avis qui est habituellement d’un mois minimum. Il est possible de résilier à tout moment lorsque l’on a vendu son véhicule, ou en cas
de force majeu re. Il ne faut cepen­dant pas oublier d’envoyer une lettre de résiliation par écrit, en recommandé avec A.R. et prévenir par téléphone pour la suspendre. Un remboursement a lieu pour ce qui a été payé d’avance.
La compagnie a aussi le droit de résilier le contrat, et cela arrive même de plus en plus souvent. Elle peut le faire dans le mois qui suit la déclaration d’un sinistre, géné­ralement important. Le non paie­ment de la prime après mise en demeure ainsi qu’un nombre de sinistres considéré comme exces­sif (en particulier pour les jeunes conducteurs) peut aussi entraîner une résiliation. Une fausse décla­ration est aussi un motif de résilia­tion de la part de l’assurance.

Les exclus de l’assurance …
Le Bureau central de tarification est chargé de trouver une assurance à ceux qui se font refouler, essentiellement parce qu’ils ont subi déjà de nombreux sinistres ou que leur état de santé présente un risque anormalement élevé, Ce bureau a aussi pour rôle de fixer le montant de la prime pour un contrat de six mois si cela s’avère nécessaire, Le président de ce bureau est nommé pour trois ans renouvelables et un commissaire du gouvernement nommé par le ministre des Finances assiste à tous les débats,

Les tarifs
Le nombre de sinistres diminue presque chaque année, Il y a donc moins d’accidents que par le passé si l’on compare sur le long terme, cependant, le coût des réparations est lui en hausse, ainsi que celui des indemnisations pour sinistres corporels, C’est la raison pour la­quelle la plupart des assureurs ont depuis quelques an nées mis au point des accords avec des répa­rateurs agréés afin de diminuer la note, Il ne faut pas oublier les frais de gestion qui sont inclus dans la prime,
Les compagn ies continuent à se faire une concurrence extrême­ment vive; il est donc relativement simple de demander des devis comparatifs.

L’aide des comparateurs
Les comparateurs d’assurances sont de plus en plus populaires dans de nombreux secteurs et les consulter est une précaution à prendre, Ils ne prennent pas en compte toutes les sociétés, il faut donc ne pas suivre leurs proposi­tions à la lettre, Mais ils donnent une bonne indication des primes possibles. La consultation en­gendre des mails de la part des compagnies d’assurances avec des propositions diverses.

Le comparateur LeLynx.fr a publié récemment les résultats d’une étude sur la résiliation de l’assu­rance auto. Réalisée en octobre 2010, elle met en lumière le fait que près d’un automobil iste sur trois dépasse la date li mite de dé­nonciation du contrat d’assurance auto sans en prendre vraiment conscience, Les assurés aimeraientd’ailleurs pouvoir bénéficier d’une alerte leur permettant au moins de pouvoir remettre en question leur choix, même si c’est pour confir­mer le contrat existant.
LeLynx.fr a donc mis en place ce dispositif sur le site Internet. Il propose aussi une collection de guides sur l’assurance consacré à la résiliation qui a pour ambition d’aider les internautes à choisir l’assurance qui leur convient le mieux.

Retenez que l’assurance auto est profondément individuelle, En effet, tout dépend de sa situation personnelle, raison pour laquelle il est difficile de comparer vraiment les tarifs, Pourtant, les nouvelles offres sont alléchantes et sé­rieuses. Le premier pas pour faire des économies est donc déjà de se renseigner sur la date anniversaire de son assurance auto et de noter sur son agenda le bon moment pour faire un bilan, renégocier ou partir sur un nouveau contrat plus avantageux, avec des économies réalisables jusqu’à moins 50%.

Réduire sa police d’assurance :
Pour obtenir les meilleurs tarifs, il convient d’agir en amont :

  1. Choisir un modèle d’automobile susceptible de pouvoir bénéficier d’un montant de prime intéressant, équipé des matériels de sécurité.
  2. S’être toujours assuré sans longue interruption.
  3. Faire le point sur son kilométrage annuel. Ainsi, en dessous de 10 000 kilomètre annuels, les conditions sont très avantageuses, un seuil en dessous duquel on passe sans vraiment y faire attention. Idem pour les véhicules de plus de cinqans qu’il est inutile de continuer à couvrir en tous risques.
  4. S’informer via les comparateurs pour se donner un ordre d’idées, sans pour autant s’en contenter.
  5. Négocier en premier lieu avec son assureur actuel, en tous les cas lorsque l’on est encore dans un réseau qui dispose d’agences sur le terrain; sinon, il faut passer par la plateforme téléphonique, ce qui est toujours plus délicat. Cumuler les contrats s’il y a plusieurs assurances est un atout dans la négociation.
  6. Si la négociation ne peut être menée à son terme. il faut alors aller ailleurs. Dans ce cas, il ne faut pas négliger les offres via Internet, qui sont fiables. Elles émanent souvent des grands groupes d’assurances, mais ne supportent pas de frais de structure et sont donc forcément plus compétitives. Elles fonctionnent correctement, mais évidemment, il n’y a pas de contact physique, ni de relationnel abouti.