E-commerce & Artisanat : La modernité au service de l’authenticité

E-commerce & artisanatNous faisons peu souvent la relation entre artisanat et e-commerce. Et en effet, certains types d’activités sont assez peu concernés par le e-commerce et l’on ne voit pas vraiment comment le salon de coiffure local peut vraiment développer sa rentabilité par ce biais. Mais il n’en est pas de même pour l’artisanat dans sa globalité, qui peut bénéficier de belles opportunités grâce au e-commerce, secteur qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans notre économie.

Il est vrai que les chiffres du e-commerce sont plutôt rassurants dans un contexte de récession générale.

Le e-commerce en 2009

- Un chiffre d’affaires global de 25 milliards d’euros.
- Le secteur double son chiffre d’affaires tous les trois ans.
- Près de la moitié des Français effectue une partie de ses achats sur Internet.
- Chez les 18-34 ans, ce sont 81% qui achètent sur Internet,
- Une prévision: 45 milliards d’euros d’ici fin 2012.

Cela n’empêche pas que la France soit très mal située dans le classement des pays européens sur le secteur. Même si la croissance est au rendez-vous, nous avons encore du retard à rattraper.

Bien évidemment, les multinationales et grandes entreprises du monde économique français sont présentes sur le secteur, et s’intéressent de près à ce marché sur lequel il faut qu’elles parviennent aussi à s’implanter. Un certain nombre utilise le vecteur de communication que constitue Internet pour conforter leur image et les valeurs qu’elles souhaitent véhiculer via leurs marques.

Les secteurs de l’artisanat intéressés

L’artisanat est diffèrent, pour la simple raison que la quasi-totalité des entreprises sont des PME souvent de taille assez modeste, et des TPE. En tout, la Chambre des Métiers et de l’artisanat rassemble quelques 250 métiers rassemblés dans 4 domaines, qui sont l’alimentation, le bâtiment, la production et les services, ainsi que les métiers d’art.

Certains ont plus que d’autres la possibilité d’utiliser Internet pour développer leurs chiffres d’affaires,

1. Le secteur des services à la personne

Ce secteur est l’un de ceux qui s’est le plus développé ces dernières années et ce n’est pas terminé. Nous pensons plus à la vente de produits que de services lorsque l’on évoque le e-commerce. Or, de nombreuses nouvelles activités, telles que les services il la personne, mais aussi les secteurs du consulting prospectent en grande partie par Internet. Un peu à l’instar des agences immobilières qui ont vu une grande partie de leurs ventes se concrétiser via la présentation de leurs portefeuilles de biens sur leurs sites.

2. les métiers de bouche

La grande distribution a depuis longtemps fait ses premières armes sur Internet à grand renfort de budget d’ailleurs, et les ventes augmentent peu à peu. Dans le cas de l’artisanat, cela est d’abord passé par les pays en développement qui ont souhaité utiliser ce médium pour parvenir à mettre en avant le travail des artisans traditionnels locaux. Ces offres s’accompagnent souvent de notions de commerce équitable.

En France, ce sont des sociétés artisanales souvent spécialisées sur des produits spécifique, qui proposent la vente en Ligne, ainsi que des paniers cadeaux, ou des offres pour les entreprises et leurs comités.

Une étude e-commerce/TPE

La Fevad dévoile sur son site les résultats de l’enquête d’Oxatis sur le « profil génétique de l’e-commerçant » chez les TPE de moins de 10 salariés. L’étude prouve que le e-commerce se démocratise et concerne quasiment tous les entrepreneurs quel que soit leur profil. Un quart des e-commerçants dispose d’une boutique, et voit le site Internet comme un mode de distribution complémentaire. D’autre part, on retrouve également 19% des e-commerçants qui souhaitent, quant à eux, ouvrir un point de vente bien réel.

Les difficultés de mise en œuvre

Le problème pour les sociétés qui ne disposent pas de grands moyens est de parvenir à créer des sites vraiment marchands lorsque les chefs d’entreprise ne sont pas eux-mêmes des spécialistes d’informatique. Et il est rarement possible d’embaucher une personne pour ce domaine en particulier, bien que cela puisse être une source de chiffre d’affaires non négligeable.

D’autant que si la création d’un site efficace et qui sache se démarquer est essentielle, il ne s’agit que d’une première étape car encore plus important, il est indispensable que le site soit correctement référencé et connu pour accomplir son rôle. Pour cela, il faut qu’une personne passe au minimum une heure, mais souvent plus pour parvenir à maintenir le site en bonne posture. Une tâche souvent sous-traitée, mais qui n’est pas toujours convenablement exécutée.

L’intérêt de se lancer

Il s’agit pour un artisan bien entendu de développer en premier lieu son chiffre d’affaires, mais aussi de développer sa clientèle en touchant de nouveaux segments de la population. Le site est également le moyen le moins onéreux de communiquer sur sa société et de transmettre des messages ciblés à sa clientèle. Il est aussi possible de se constituer un fichier d’adresses e-mail. d’envoyer des questionnaires, d’offrir des bons de réductions ou des offres promotionnelles ciblées sans passer par les courriers classiques.

D’autres points sont également intéressants. Par exemple, lorsque la société recrute, le fait qu’elle dispose d’un site bien construit permet de donner une image positive aux candidats. Enfin, il s’agit d’un moyen parfait pour s’attaquer à l’international à moindres frais.

Une solution toute prête

Une solution Interner est également proposée pour les artisans français : sur le site « http://www.artisanat-de-france.fr/artisans-creation-site-internet.php« . Il s’agit ici de sites prédéfinis qui sont sans doute intéressants pour ceux qui démarrent leur activité. Cela leur permet de construire une première vitrine à moindre coût. Cela peut aussi être une solution pratique pour les artisans qui ont déjà un site, qui est à présent ancien ou dépassé et qui souhaitent lui rendre une seconde jeunesse.

Le e-commerce et l’artisanat sont trop souvent liés dans l’esprit du public aux entreprises proposant une gamme relativement restreinte, du type poteries et autres textiles bruts. Même si cela existe, cette image correspond mal à l’enjeu que représente le e-commerce. Nous sommes aujourd’hui dans un monde où les communications ont déjà connu une révolution et il ne faut pas être à la traîne, De nouveaux outils sont d’ailleurs en cours d’élaboration et de diffusion. La technologie va s’infiltrer. encore plus dans notre quotidien et dans les comportements d’achat des Français. L’artisanat défend la tradition certes, mais tradition ne veut pas dire passéisme, d’où l’intérêt pour nombre d’artisans de passer à l’e-commerce au plus vite !