Guide des conseils rentables anti-crise

Guide des conseils rentables anti-criseEn 32 points clés, voici comment faire face à la crise et à faire fructifier tous vos placements en réduisant les risques : désendettement, rigueur budgétaire, productivité et réduction des coûts, flexibilité et sécurité pour votre argent.

(1) Mieux gérer son argent et ses placements

Face à la crise, il est encore possible de gagner de l’argent. Partout, le mot d’ordre semble être à l’austérité, à la gestion rigoureuse des dépenses, aux restrictions budgétaires et au désendettement prioritaire. Tout nouveau projet doit être évalué à l’aune de critères plus stricts d’efficacité économique.
Les Français connaissent ce bon sens naturel qui leur a toujours permis de s’adapter à des conditions difficiles, dans des périodes de reconstruction après un désastre, face aux chocs pétroliers et à la montée du chômage et de la précarité, et aujourd’hui pour résista à l’adversité de la crise économique, financière et budgétaire qui frappe notre pays comme bien d’autres.
Ne nous lamentons pas. Inspirons-nous de ce discours des temps modernes puisqu’il est censé sauver notre avenir. Services bancaires, placements, immobilier, crédits, assurances, remettez en concurrence tous vos fournisseurs. Gérez les deniers de votre foyer comme nos gouvernants gèrent ceux de la nation, ou mieux si possible. Sélectionnez les services les moins chers, réduisez la ponction des intermédiaires, en les soumettant à des comparatifs dignes des appels d’offres les plus intransigeants, quitte à faire des concessions sur votre confort d’usager, comme on nous le demande en tant que citoyens.

Afin de faire fructifier vos placements en réduisant les risques et en protégeant mieux vos économies contre les aléas, nous avons identifié 32 conseils concrets que nous avons réunis dans ce dossier spécial autour de six grands thèmes: construire son patrimoine, épargner en limitant les risques, optimiser son budget, diversifier ses placements, préparer sa retraite et payer moins d’impôts. En suivant ces conseils, vous pourrez réellement gagner des centaines ou des milliers d’euros sans prendre plus de risques. Au contraire !
Comme les autorités internationales le préconisent pour les institutions financières, nous vous incitons à renforcer vos fonds propres: la mode n’est plus à l’effet de levier des multiples d’endettement pour bâtir des fortunes spéculatives qui s’écroulent au moindre coup de semonce. En clair, avoir des crédits d’un côté et des placements de l’autre n’est pas forcément une bonne idée, vu les intérêts que vous payez sur les premiers et les frais ponctionnés sur les seconds. Utiliser vos économies pour rembourser vos crédits par anticipation est la hantise des conseillers vendeurs financiers, qui tenteront de vous en dissuader. Pour faire les bons choix, lisez donc bien nos conseils.

  • Construire son patrimoine

Bâtir un patrimoine solide est autant question de méthode que de moyens. Sachez vous poser les bonnes questions.

(2) Fixer des objectifs adaptés à ses besoins
Un patrimoine solide ne se bâtit pas du jour au lendemain. C’est bien sûr une question de temps et de moyens, mais aussi de méthode. Il arrive que des épargnants aisés fassent mal fructifier leurs acquis, quand d’autres plus modestes font des choix mieux adaptés.
Pour construire son patrimoine, il faut avoir un plan cohérent avec ses objectifs. En croisant ces deux approches, vous pouvez établir les grandes lignes des étapes à suivre selon votre âge (qui détermine souvent votre capacité d’épargne et le temps que vous avez devant vous) et selon vos objectifs: la précaution d’abord, qu’il s’agisse d’avoir une réserve en cas de coup dur ou de vous loger, la diversification ensuite.

(3) Acheter son logement : une façon d’épargner
Pour beaucoup, louer c’est jeter de l’argent par les fenêtres. Après des années de paiement ponctuel de son loyer, le locataire n’a rien mis de côté. La comparaison strictement financière avec un achat est plus nuancée. A surface et quartier comparable, louer est beaucoup moins cher que d’acheter son logement, même avec les taux de crédits très bas actuels. À budget égal, acheter son logement ou le louer devrait permettre de se constituer un capital, en immobilier pour le propriétaire et avec des placements plus diversifiés pour le locataire qui mettrait une partie de son budget de côté.
Dans la pratique, beaucoup de locataires dépensent l’argent qui leur reste au fil de l’année, plutôt que de le placer. Sur ce point, l’achat immobilier a l’avantage d’obliger à épargner en remboursant les mensualités du crédit. C’est une épargne forcée. En France, le taux d’épargne des ménages représente 16,8% du revenu disponible. Une partie de cette épargne, dite financière, représente 9,2% du revenu disponible, tandis que l’autre partie, principalement constituée par l’épargne immobilière et le remboursement des prêts pour l’achat de logements, représente le complément, soit 7,6% du revenu disponible.
Acheter son logement, même si ce n’est pas toujours une bonne affaire sur le plan purement financier, a le mérite de vous obliger à épargner pour vous constituer, au fil des années, le capital emprunté au départ. Dans bien des cas, avec un peu de patience, cette épargne forcée peut aussi vous procurer une plus-value à la revente. Enfin, acheter son logement vous apporte une double forme de prévoyance en cas de coup dur. D’abord, l’assurance d’avoir un toit pour vos vieux jours est un sacré avantage, quand on sait la baisse de revenus à laquelle sont confrontés les retraités. Sans loyer à payer ni crédit à rembourser, la transition est plus facile. Ensuite, l’assurance décès-invalidité souscrite avec votre prêt garantit que, en cas de décès de l’emprunteur, ses ayants droit hériteront d’un logement dont le crédit est totalement remboursé par l’assurance.

(4) Louer pour réduire les risques éventuels
Avec l’immobilier, on est souvent gagnant. Mais pas toujours. Entre le pic du début 1991 et le creux de 1997, le prix moyen des appartements à Paris a chuté de 35,6%. Ceux qui avaient acheté quinze ou vingt ans plus tôt ont été peu affectés, car la hausse avait été très forte durant les années 1980. Mais les malchanceux ayant acheté à la fin des années 80 et qui ont dû vendre cinq ou dix ans plus tard pour des raisons personnelles (mutation, chômage ou divorce), ont parfois eu tout juste de quoi rembourser leur crédit, ne récupérant même pas leur apport personnel. L’achat immobilier est l’investissement d’une vie, que trop d’épargnants décident sur un coup de cœur. Pour vous aider à en mesurer les aléas, nous avons identifié les paramètres à vérifier (et à prévoir), pour savoir s’il est plus intéressant d’acheter que de louer.

Simulation : Achat Vs. Location

Le bien choisi : A Paris, un appartement ancien de quatre pièces (75 mètres carrés}, dans le 14e arrondissement.
Nos candidats : Le couple possède un capital de 346 250 euros (revente) et des revenus à deux de 6800 euros par mois.
Le choix à faire : Soit ils achètent l’appartement en complétant leur apport par un crédit, soit ils le louent et placent le capital inutilisé ainsi que les économies qu’ils réalisent par rapport à un achat (différence entre le loyer et les mensualités d’un crédit, taxe foncière). Le résultat peut être ttès différent selon les paramètres de départ et leur évolution).

> S’ils choisissent la location

Loyer initial : 1600 €
Hausse annuelle de loyer : 1,5%
Loyer après dix ans : 1857 €
Loyer moyen sur dix ans : 1728 €

=> Ce qu’ils possèdent au bout de dix ans
Capital placé (moins caution) : 344 650 €
Économie mensuelle sur dix ans : 70 094 €
Rendement de l’épargne : 3%
Capital accumulé avec intérêt : 546 610 €

> S’ils décident d’acheter

Coût d’achat (Frais de notaire inclus) : 692 500 €
Crédit complétant l’apport personnel : 346 250 €
Mensualités à 4,75% (Assurance inclus) : 2 238 €
Taxe foncière et charges de copropriété : 161 €/mois

=> Ce qu’ils possèdent au bout de dix ans
Appréciation du bien en dix ans : 20%
Valeur à la revente : 756 747 €
Capital restant d^sur le crédit : 212 589 €
Capital accumulé après revente : 544 158 €

Conclusion : Avantage au locataire (2 452 €)
Avec ces hypothèses, le bilan au bout de dix ans est assez similaire entre l’achat et la location (peu gagnante).

(5) Penser à tous les frais « cachés » de vos logements
Être propriétaire (occupant ou bailleur) entraîne des frais et dépenses régulières. Selon une étude Opinionway et A vendre/A louer, parue en Janvier 2012, le budget moyen de dépenses additionnelles pour le logement d’un propriétaire s’élèverait à 4 044 euros par an (contre 2072 euros en moyenne pour les locataires), réparti entre les postes: impôts, chauffage, charges et travaux. Par exemple, pour les copropriétaires, il faut prendre en compte les dépenses récurrentes (principalement les charges réclamées tous les trimestres), les charges ponctuelles, comme les dépenses d’entretien (le remplacement d’une serrure, d’un chauffe-eau…), et les postes plus lourds, qui seront provisionnés afin de financer des dépenses exceptionnelles (pour mettre aux normes les ascenseurs, supprimer des canalisations d’alimentation d’eau en plomb, faire ravaler la façade ou refaire le toit).
Les propriétaires bailleurs sont aussi tenus de fournir des diagnostics, jamais gratuits, à leurs locataires: risques naturels et technologiques pour les zones à risques (à chaque nouveau locataire), performance énergétique (valable dix ans) et diagnostic plomb (valable six ans). Ils supportent aussi des frais de remise en état entre chaque locataire. Des dépenses encore plus élevées pour la location d’appartements meublés, puisque le propriétaire est tenu de fournir et de remplacer la vaisselle, le linge, l’électroménager… Les propriétaires ont aussi intérêt à souscrire une assurance multirisque habitation pour leur propre logement, et une assurance «propriétaire non occupant» pour les biens qu’ils louent, avec, éventuellement, une assurance «loyers impayés».
Enfin, un logement est synonyme d’impôts: fonciers pour les propriétaires, taxe d’habitation s’ils l’occupent en plus, ou impôts propres aux propriétaires bailleurs s’ils le louent.
Gérer u, patrimoine immobilier entraîne des frais sous-estimés et du travail, dont vous devez tenir compte dans vos projets.

(6) Tirer le meilleur parti de vos emprunts
Emprunter, c’est louer de l’argent à une banque. Le loyer de l’argent a un coût, c’est le taux d’intérêt. Plus on emprunte sur une longue durée, plus on dépense en «loyer de l’argent», même si le taux d’intérêt semble attrayant par l’apport aux décennies passées. Comme pour le loyer d’un logement, les intérêts payés à la banque peuvent sembler de l’argent un peu jeté par la fenêtre. Cependant, il faut bien reconnaître qu’il rémunère aussi un service: la possibilité d’utiliser tout de suite un capital que l’on ne possède pas. Si l’on veut le louer moins longtemps, il suffit de le rembourser plus vite. Une opération d’autant plus profitable pour l’emprunteur, s’il en a la possibilité, puisque les taux des crédits sont aussi moins élevés sur des durées plus courtes.
Mais emprunter sur une durée plus courte oblige à rembourser des mensualités plus élevées qu’en empruntant sur une longue période. Pour réduire le coût total d’un crédit, il faut donc trouver le meilleur compromis pour emprunter le moins longtemps possible en fonction du montant maximal que l’on peut rembourser par mois.

Prenons l’exemple d’un crédit de 200 000 euros (lire le tableau ci-dessous). En empruntant sur sept ans, vous payez à peine plus de 27 000 euros d’intérêts, tandis qu’en empruntant sur vingt cinq ans, le loyer total de l’argent dépasse 140 000 euros. Mais pour rembourser en sept ans, il faut pouvoir payer des mensualités de 2 706 euros par mois, ce qui n’est pas à la portée de tous. En effet, les banquiers veillent à ce que le total de vos remboursements de crédit ne dépasse pas un tiers de vos revenus nets. Pour contracter un crédit avec des mensualités à 2706 euros, il faut donc au moins 8118 euros de revenus nets par mois, Face à cet obstacle, prenez un crédit avec la mensualité maximale autorisée, puis économisez pour faire un remboursement partiel, ou même total, par anticipation.

Combien coût un crédit de 200 000 € selon la durée
Durée d'emprunt7 ans10 ans15 ans20 ans25 ans
Taux3,70 %3,85 %4,15 %4,35 %4,70 %
Mensualités2 706 €2 011 €1 494 €1 249 €1 134 €
Total intérêts27 323 €41 281 €69 002 €99 799 €140 347 €
Total remboursé227 323 €241 281 €269 002 €299 799 €340 347 €
 

(7) S’enrichir en remboursant ses dettes
Comme les entreprises à la fin des années 1990, les banques au milieu des années 2000 et les États dans les années 2010, les particuliers font une indigestion d’endettement. Le montant des dettes accumulées par les Français pour investir dans l’immobilier, soit pour se loger, soit pour le louer, a doublé en onze ans, passant de 20,8% du PIB en 1999 à 41,2% en 2010. Aujourd’hui, 57,8% des Français sont propriétaires de leur logement, mais près d’un tiers de ces propriétaires n’a pas fini de payer le crédit avec lequel leur acquisition a été financée, ce qui représente 18,5% de foyers endettés pour leur logement. Si l’on ajoute les prêts contractés pour l’achat d’une résidence secondaire, pour un investissement locatif, ou tout simplement pour financer des travaux, 31% des foyers ont un prêt immobilier en cours de remboursement, selon un sondage de la Sofres, pour l’Observatoire des crédits aux ménages de la Fédération bancaire française. Or ces crédits coûtent cher.
Bien sûr, la baisse des taux d’intérêt des vingt dernières années a augmenté la capacité d’endettement des emprunteurs. Mais elle a aussi permis un rallongement des durées de remboursement qui augmente d’amant la charge des intérêts. Avec des taux à 4% ou en dessous, on peut emprunter bien plus en remboursant la même mensualité sur la même durée qu’avec les prêts à 9% d’il i a vingt ans. Ce qui explique d’ailleurs l’essentiel de la flambée immobilière.
Mais, comparé aux revenus des Français ou aux rendements très faibles des placements, un crédit coûte généralement plus cher en intérêts que ce que peuvent vous rapporter vos économies placées sans risques. Du coup, si vous disposez d’une rentrée d’argent imprévue que vous ne savez pas comment placer pour la faire fructifier en toute sécurité, le meilleur placement que vous pouvez faire est probablement de rembourser par anticipation vos crédits en cours.

 

  • Épargner en limitant les risques

Même si la solvabilité de l’État est contestée, des choix mesurés s’imposent face aux risques qui menacent l’épargne.

(8) Profiter des atouts de l’assurance vie en euros
Encore une fois, les rendements distribués par les fonds d’assurance vie en euros en 2011 en font le meilleur placement pour faire fructifier son épargne sans risque de perte en capital. Bien sûr, l’érosion presque continue de la rentabilité de l’assurance vie depuis vingt ans nourrit des déceptions. Mais les épargnants vivent dans un monde de comparaison, et, de ce point de vue, l’assurance vie rapporte toujours plus que la quasi-totalité des autres placements qui garantissent le capital (livrets, etc), et procure encore un léger gain de pouvoir d’achat par rapport à l’inflation. Mais l’écart se creuse aussi entre les contrats, et la baisse des rendements pousse les assureurs à diversifier leurs stratégies. Certains élargissent leur portefeuille avec une dose d’obligations convertibles qui cumulent rendement et potentiel boursier, comme la MACSF, tandis que d’autres misent sur la régularité et la revalorisation de l’immobilier, comme Generali pour son fonds Euro Innovalia.
En souscrivant plusieurs contrats assurance vie, vous optimiserez la diversification de vos rendements.

(9) Calculer l’impact des frais sur votre épargne
Pour augmenter la rentabilité de vos placements en assurance vie, surveillez bien les frais sur versements. Ils réduisent le capital que vous placez. Pour vous en donner un exemple, nous avons évalué les performances d’un placement en assurance vie avec et sans frais d’entrée, en prenant des cas réels de rendements financiers distribués par deux contrats existants, que nous avons rebaptisés contrat A et contrat B. L’un est distribué par an canal historique de courtiers en assurance, l’autre s’est développé sur Internet. L’écart entre leurs rapports est faible. Ils affichent le même taux certaines années, parfois l’un est meilleur, parfois c’est l’autre mais, sur dix ans, la différence de rendement cumulé avec l’effet de cliquet annuel est limitée à 1,81%.
Les frais sur versements, en revanche, vont creuser l’écart. Le contrat traditionnel prélevait 3% de frais sur versements il y a dix ans, réduits à 2% par la suite. Sur un versement unique de 100 000 euros, les 300O euros de frais prélevés au départ pénalisent l’accumulation des intérêts, car le capital réellement placé n’est que de 97000 euros. Résultat, l’écart de gain avec le contrat sans frais d’entrée atteint 6,41% du capital de départ au bout de dix ans.
Les frais sont tout aussi pénalisants en cas de versements réguliers. Dans notre simulation, l’écart atteint 4,6% des sommes investies sur dix ans. Mais ce manque à gagner représente plus de 20% des gains réalisés avec le contrat prélevant des frais sur versements par rapport à ce qu’a obtenu l’épargnant qui a souscrit un contrat sans frais.

(10) Choisir des placements sûrs, c’est payant
Si l’on en croit les agences de notation financière, même les emprunts d’État français ne sont plus un placement sûr garantissant le paiement des intérêts et le remboursement du capital, depuis que la France a perdu sa note AAA, le vendredi 13 Janvier 2012.
Après cette nouvelle, les épargnants ont manifesté leur inquiétude concernant les risques de leurs placements et les garanties des établissements qui les gèrent. De ce point de vue, les garanties n’ont pas toutes la même signification. Par exemple, en cas de faillite d’une banque, la garantie couvre jusqu’à 100 000 euros de dépôts (livrets, etc.) par client et par établissement. Compte tenu des aléas si une banque disparaît, on comprend que des épargnants très prudents ne souhaitent pas dépasser ce seuil.
Il en va différemment pour la garantie des titres et pour celle des assurances de personnes (jusqu’à 70 000 euros par client et par banque ou compagnie d’assurances). Certains limitent leurs avoirs en titres ou en assurance vie à ces seuils, alors que les risques que tous les titres ne disparaissent des registres de votre dépositaire frauduleusement, ou que tous les actifs de votre assureur ne s’envolent, sont bien moins élevés que l’insolvabilité d’une banque. On peut dépasser ces montants.
Concernant les risques des placements eux mêmes, beaucoup sont préoccupés, à juste titre, par la préservation de leur capital. Certains préfèrent garder leur argent sans rémunération plutôt que d’affronter une éventuelle baisse. Mais, pour le gérant d’une assurance vie en euros, n’avoir aucune rémunération est lm risque réel, car il a l’obligation de distribuer aux assurés le taux minimal garanti promis chaque année, tout en préservant le capital. Intégrer cet aléa est une contrainte qui oblige à prendre des risques mesurés quand tous les investissements font peur. À terme, c’est souvent payant.

(11) Comparer les taux et la fiscalité
Quand le Livret A, le Livret Bleu et le LDD rapportent tous un taux de 2,25% hors de tout impôt, un livret bancaire, lui, rapporte souvent moins et son gain est, en outre, soumis aux prélèvements sociaux de 13,5% et à l’impôt sur le revenu ou au prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) sur les intérêts, porté à 24% par la loi de finances pour 2012 (soit un prélèvement total de 37,5%). Mais ces livrets réglementés sont plafonnés. Au-delà, certaines banques vous proposent aussi des livrets complémentaires plus intéressants que les livrets bancaires de base (sous condition d’avoir rempli son Livret A on son LDD), telle Livret Cerise, de LCL, qui prend le relais du LDD et rémunère vos liquidités an taux brut de 2,25% (1,40% net si vous optez pour le PFL) jusqu’à 20 000 euros. Et, si vous avez un peu de temps devant vous, demandez aussi s’il n’y a pas un compte à terme.
Nous avons récapitulé ci-dessous les meilleures promotions sur les livrets. Elles proviennent des établissements financiers en ligne qui, non contents d’offrir les meilleurs taux en période normale, renouvellent régulièrement les promotions à destination des nouveaux clients. Nouveauté, plusieurs de ces offres portent à présent sur des durées d’un an au lieu des habituels trois mois. Certaines se doublent de chèques de bienvenue: 50 euros chez Monabanque et Cortal Consors. Notez que les 3,30 et 3,25% offerts par ces deux établissements sur un an laissent respectivement 2,06% et 2,03% après prélèvements fiscaux et sociaux libératoires. Il faut espérer un recul de l’inflation (2,5% en rythme annuel) pour préserver son pouvoir d’achat.

(12) Privilégier les livrets défiscalisés
Plus la fiscalité augmente sur les autres placements, plus les livrets défiscalisés sont avantageux! Le seul ennui est qu’ils sont limités à un par personne et plafonnés (15 300 euros de versements, hors intérêts cumulés, pour le Livret A et le Livret Bleu, et 5000 euros pour le LDD).
La chasse aux doublons a commencé. Bercy a communiqué les listes de multidétenteurs aux banques concernées afin d’obtenir leur régularisation. Réglez vite votre situation si ce n’est déjà fait. Car la détention de plusieurs livrets (A et/ou Bleu) est passible d’une amende de 2% des encours (article 1739 du CGI, modifié par la loi de modernisation de l’économie (LME) du 4 août 2OO8-art. 145, IV). Et l’amende n’exclut pas, en outre, une imposition des intérêts indûment exonérés. Néanmoins, sachez que les amendes inférieures à 50 euros ne sont pas recouvrées. Autre exception: la double détention d’un Livret A et d’un Livret Bleu, si tous deux ont été ouverts avant le 1er septembre 1979.
Au-delà de ces plafonds, pensez au compte épargne logement (CEL), qui reste très souple. Il procure un gain de 1,50% soumis, lui, aux prélèvements sociaux mais pas à l’imposition des intérêts, soit quasiment 1,30% net. Vous pouvez y déposer jusqu’à 15300 euros et vous cumulez des droits à prêt, qui restent acquis même si vous retirez de l’épargne en cours de route.
Si vous avez du temps devant vous, pensez au plan d’épargne logement (PEL) à 2,50% hors prime d’État, versée sous condition et plafonnée à 1 525 euros. Vous pouvez y déposer jusqu’à 61 200 euros en quatre ans. Si vous avez besoin d’argent avant, ce plan peut être transformé en CEL avec ajustement rétroactif des intérêts et des droits à prêt (selon sa durée).

(13) Adapter sa gestion aux règles des livrets
Jongler entre les livrets défiscalisés et les taux promotionnels des super-livrets n’est pas de tout repos. Il faut trouver la meilleure formule en fonction des capitaux que l’on veut placer et de la durée. Mais il faut aussi tenir compte du mode de comptabilisation des intérêts par quinzaine, en application de l’article 6 du Code des Caisses d’Épargne, qui s’applique à tous les livrets, exonérés ou non, comme le Livret A, le Codevi ou le Livret Orange d’ING. Ce texte prévoit que « l’intérêt servi aux déposants part du 1er ou du 16 de chaque mois après le jour du versement. Il cesse de courir à la fin de la quinzaine qui précède le jour du remboursement ».
Pour ne pas perdre trop d’intérêts, faites vos versements assez à l’avance pour qu’ils soient crédités la veille du 1er et du 15, de chaque mois et retirez votre argent de préférence le 2 ou le 17 pour ne pas perdre la quinzaine écoulée.
Sur les promotions, vérifiez aussi les plafonds, de 20 000 euros chez Tookam, (filiale du Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne), à 75 000 euros sur le livret + de Fortuneo, lisez aussi les clauses suspensives en cas de retrait avant un certain délai. Le livret doit rester ouvert jusqu’au 31 décembre 2013 chez Fortuneo, par exemple.

 

  • Optimiser son budget

Les Français consacrent 2,7% de lieur budget aux assurances, un poids en hausse de 12,5% en dix ans. A pondérer.

(14) Économiser avec la délégation d’assurance

Quand on souscrit un prêt immobilier, on est obligé, en pratique, de prendre une assurance qui remboursera le crédit en cas de décès ou d’invalidité. Bien que cela ne soit pas une obligation légale, les banques ne vous accorderont pas de prêt immobilier sans une telle assurance, qui couvre habituellement le décès, la perte totale et irréversible d’autonomie, l’invalidité permanente totale et l’incapacité temporaire de travail. Les banques proposent généralement à leurs emprunteurs de souscrire une assurance appelée «contrat groupe» sur laquelle elles encaissent une marge de profit élevée.
Malheureusement, ces contrats sont dispendieux. Pour diminuer le coût de l’assurance, il est possible de souscrire un contrat moins cher que celui de votre banque en passant par un autre assureur. C’est ce que l’on appelle la «délégation d’assurance». Depuis la loi Lagarde de septembre 2010, votre banque ne peut plus vous contraindre à souscrire le contrat groupe dès lors que vous choisissez une autre assurance avec un niveau de garantie équivalent. Ainsi, des économies substantielles peuvent être réalisées en souscrivant un contrat externe. Profitez en! Cela peut s’avérer très intéressant.

(15) Remettre en cause régulièrement ses contrats
Ah, ces chères assurances! On est ravi de les avoir quand elles remboursent vite et bien les dégâts matériels qui s’ajoutent souvent aux désagréments ou traumatismes plus graves auxquels sont confrontés les «sinistrés». En matière d’assurance automobile, vous êtes même récompensé si vous parvenez à éviter tout accrochage qui coûterait à l’assureur. Un système de «bonus» vous gratifie d’une réduction de votre tarif au fil des années (avec tout de même dés limites).
Pour protéger votre logement et son contenu des dégâts provoqués par d’éventuels incendies, accidents et risques divers (IARD), vous payez aussi chaque année une assurance habitation, incluant même une garantie responsabilité civile (RC) pour les dégâts que vous causeriez à autrui. Seul problème, les tarifs de ces assurances-là ne semblent jamais baisser. Pire, plus vous êtes fidèle, plus ils ont tendance à augmenter discrètement d’années en années.

(16) Éviter les assurances tous risques
La peur fait vendre! On vous a probablement déjà proposé une assurance couvrant les frais de recherche et de sauvetage en cas d’accident de ski hors-piste (même si vous n’êtes pas casse-cou), une assurance perte de clés qui rembourse le serrurier pour ouvrir votre porte (à condition d’avoir le numéro de contrat quand vous êtes dehors), une autre qui rembourse vos nouveaux équipements électroniques en cas de casse (alors que vous n’en avez jamais cassé) et une assurance annulation de voyage qui ne vous a peut être rien remboursé parce que votre cas n’était pas couvert. Vous n’êtes pas obligé de suivre l’instinct qui pousse à se protéger contre tout et n’importe quoi. Faites le tri, vous économiserez des dépenses superflues.

  • Diversifier ses placements

S’intéresser à la Bourse, en complément des placements sans risques et de la pierre, permet de développer son patrimoine.

(17) Répartir ses actifs entre tous les marchés
En Bourse, les indices ne meurent jamais. Prenons le célèbre indice Dow Jones, créé par Charles Dow en mai 1896 pour suivre les grandes valeurs de Wall Street. Hormis General Electric, aucune des sociétés présentes à l’origine n’a survécu 116 ans plus tard. Mais l’indice Dow Jones, lui, a prospéré. Même si l’indice CAC 40, créé fin 1987, n’a pas une aussi longue histoire, certaines de ses valeurs vedettes ont disparu de la cote au fil des années (comme Promodès, l’UAP, Arjomari, Crédit Foncier, Perrier, Saint Louis ou Equant). Et malgré les crises et les évolutions, le CAC 40 affiche une hausse annuelle moyenne de 4,9% en vingt-quatre ans et même une performance annuelle de 8,1% avec les dividendes distribués aux actionnaires.
Diversifier son portefeuille et en renouveler l’échantillon régulièrement pour remplacer les sociétés déclassées par de nouveaux espoirs, comme le font les indices boursiers, permet d’éviter des déboires. Mais la représentativité de l’indice CAC 40 est insuffisante pour tirer tous les bénéfices d’une vraie diversification. La Bourse de Paris ne représente que 3,3% de la Bourse mondiale (selon l’indice MSCI ACWI), une goutte d’eau dans un océan d’opportunités! Et la préférence nationale n’a pas porté chance aux investisseurs chauvins depuis cinq ans: le CAC 40 a perdu 43%, soit quasiment deux fois plus que les actions japonaises ou britanniques, tandis que le Nasdaq américain a gagné près de 10%. Si l’on ajoute les opportunités liées à certains secteurs, comme les mines d’or ou les valeurs pétrolières, qui ont profité de la flambée des matières premières, une bonne répartition entre tous les marchés a toujours fait ses preuves pour réduire les risques et améliorer la rentabilité globale d’un patrimoine.

(18) Se constituer un portefeuille diversifié
Beaucoup d’épargnants qui pensaient avoir découvert l’Eldorado des plus-values faciles à la fin du siècle dernier ont déserté la Bourse, échaudés par deux krachs en dix ans (-33,7 % en 2002 et -42,7 % en 2008). Pourtant, les actions restent une catégorie d’actifs qui a sa place dans un patrimoine diversifié, à condition d’en optimiser les avantages et d’en réduire au maximum les risques. Prétendre que la Bourse est un bon placement sur une longue période n’a plus vraiment de sens, alors que, au plus bas de 2011 (à 2781 points le 22 septembre), l’indice CAC 40 retrouvait le niveau qu’il avait atteint pour la première fois quatorze ans plus tôt (à 2 781 le 14 mai 1997).
C’est compter sans les profits que les entreprises accumulent et distribuent en dividendes, plus fiables que les sursauts spéculatifs de leurs cours. Si l’on reprend ces quatorze années de vaches maigres pour les plus-values (1997-2011), le réinvestissement des dividendes a engendré une performance globale de 54,4%. Ces revenus résistent aux crises. Après un record de 39 milliards d’euros versés en 2008 (sur les profits de 2007), les dividendes distribués par les sociétés du CAC 40 avaient diminué d’un peu plus de 5% en 2009 et 2010. Mais ils ont atteint un nouveau pic de 40 milliards en 2011 (sur les profits de 2010) et devraient grimper encore cette année.
Si vous ne voulez pas vous occuper d’investissements boursiers, les Sicav et fonds communs de placement (FCP) restent une solution pratique à la portée de tous pour avoir une petite part d’un portefeuille d’actions bien diversifié. Toutes les banques en proposent, avec souvent des systèmes de versements réguliers (par exemple Bourse Esprit Écureuil) qui permettent d’optimiser vos gains en réduisant les risques dans le temps.

(19) Être réactif avec les trackers
Pour acheter d’un coup une part d’un portefeuille de centaines de valeurs différentes, les Sicav c’est bien. Mais les trackers c’est mieux. Les Sicav et FCP classiques ont l’avantage de pouvoir être souscrits simplement an guichet de votre banque, mais l’pinconvénient de subir des frais assez élevés qui grignotent vos économies tous les ans. Autre défaut, vous les achetez et les vendez, dans le meilleur des cas, au cours du lendemain. Si la Bourse monte Ou baisse de 5% en une journée, vous risquez une mauvaise surprise.
Il existe une autre catégorie de fonds, appelés Trackers (ou Exchange traded products ETP dans le jargon financier), qui sont cotés en Bourse en temps réel. Pour en acheter, il faut avoir un compte-titres ou un Plan d’épargne en actions (PEA) et passer un ordre de Bourse. C’est un peu plus compliqué que de souscrire des Sicav en agence, et vous devez payer des frais de courtage comme pour acheter des actions. Mais cela permet une meilleure réactivité, par exemple en passant des ordres à cours limite pour acheter ou vendre au cours que vous fixez s’il est atteint dans la période que vous précisez (jusqu’à un an à l’avance chez les meilleurs courtiers en ligne). Enfin, les Trackers prélèvent beaucoup moins de frais sur la gestion de votre épargne, car aucune commission n’est reversée aux réseaux de commercialisation ou aux conseillers qui les prescrivent.
Vous pouvez acheter des trackers pour miser sur un pays (par exemple, Lyxor ETF CAC 40, code Isin, FR0007052782, ou Lyxor ETF Brazil, code Isin, FROOl0408799), ou encore sur le monde entier (par exemple, Lyxor ETF MSCI World code Isin FR001031S577O).

(20) Limiter les frais prélevés par l’intermédiaire
Faire gérer son portefeuille par des professionnels entraîne un coût de plusieurs pour-cent de l’épargne que vous lui confiez. Même si les frais de gestion sont moins élevés avec les trackers, il faut tout de même y ajouter les frais de courtage que vous paierez à votre intermédiaire pour passer vos ordres de Bourse, en plus des éventuels droits de garde qu’il vous facturera chaque année.
Avant de vous lancer dans la gestion de votre portefeuille boursier, que ce soit en achetant des trackers ou pour vous constituer un portefeuille diversifié de plusieurs dizaines de titres différents, il faut donc prendre en compte les coûts occasionnés par l’intermédiaire. Sans surprise, les banques traditionnelles sont les plus chères.
Pour accroître le potentiel de votre portefeuille, vous pouvez économiser sur les frais de courtage et de garde grâce à lm courtier en ligne.

(21) Étaler les investissements
Inventée par l’Américain Benjamin Graham en 1934, la méthode du «prix d’achat moyenné» (dollar cost averaging) n’a rien de révolutionnaire ni de sophistiqué. Elle relève du ban sens. Prenons le cas d’un épargnant qui débute en Bourse fin 2007, quand l’indice CAC 40 est à 5614 points. Au lieu de placer tout son capital d’un coup, il achète tous les mois 1 000 euros de trackers CAC 40. Quand ils cotent 50 euros, il en achète 20. Mais quand la Bourse chute, il en achète davantage, par exemple 25 parts quand il cote 40 euros, puis 33 parts quand il cote 30,30 euros. Quatre ans plus tard, son prix de revient moyen équivaut à un cours d’achat du CAC 40 autour de 3684 points. Autrement dit, tant que l’indice reste en dessous de 3684 points, la méthode des achats périodiques lui permet de continuer à réduire le prix de revient moyen de ses investissements. Et dès que l’indice remonte, il profite plus rapidement des plus-values que s’il avait tout misé d’un coup quand l’indice dépassait 5000 points.

  • Préparer sa retraite

Pour préparer votre retraite, des sources de revenus solides vous permettront d’affronter l’avenir sereinement.

(22) Prenez vos plus-values dans l’immobilier
Depuis quinze ans, la flambée des prix des logements à Paris a de quoi laisser rêveur. Avec 271% de hausse depuis le creux de 1997, l’immobilier a été une des meilleures sources de plus-values pour les épargnants, d’autant que c’est souvent l’actif principal de leur patrimoine.
Mais attention, car l’immobilier n’est pas un investissement sans souci. Il arrive que les prix reculent, En France, ils ont baissé presque sans interruption pendant six ans, les logements parisiens perdant en moyenne 35,6% de valeur du début 1991 au début 1997. Les acheteurs malchanceux de 1991 ont dû attendre l’automne 2002, soit onze ans et demi, pour que leur logement retrouve son prix d’achat.
Au niveau actuel, les espoirs de plus-values à court terme sont fragiles. 2011 marque la fin de l’explosion des prix, les prix auraient déjà baissé de 2,8% à Paris au second semestre 2011. En 2012, les prix devraient poursuivre leur baisse de -5 à -10% selon les zones et les types de biens. Pour l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF), les prix évolueraient plutôt entre 0 et -2 % en 2012, de -3 à -5 % en 2013 et de -5 à -7 % en 2014, soit une baisse cumulée de -7,3 à -13,4 % en trois ans.
Si vous avez de belles plus-values virtuelles dans la pierre (hors résidence principale), il serait prudent d’en vendre au moins une partie pour concrétiser vos gains sans trop attendre. A l’inverse, si vous n’avez aucun investissement immobilier, guettez le repli annoncé, ou commencez à faire des offres à prix négocié. A long terme, l’immobilier a une valeur d’usage qui, s’il est bien entretenu, assure une perspective de revalorisation par rapport à l’inflation. Et c’est en période de baisse que les acheteurs trouvent les meilleures affaires qui déterminent leurs plus-values ultérieures.

(23) Louer un bien pour en tirer des revenus
La flambée de l’immobilier et celle, presque aussi vertigineuse, des loyers, aggravent la crise du logement. Symétriquement, cette hausse des revenus de la pierre est un signe de bonne santé du secteur pour les épargnants.
Les investisseurs institutionnels reviennent en force dans l’immobilier. Il faut dire que les locataires semblent une source de revenus plus sûre que certains États en difficulté dont les obligations offrent parfois un rendement très aléatoire, et encore, si elles sont un jour remboursées. Bien sûr, les rendements de la pierre ont baissé avec la hausse des prix, comme pour les obligations assimilables du Trésor (OAT).
Aujourd’hui, le loyer moyen au mètre carré des appartements parisiens procure un rendement d’environ 3,3% par an, comparé aux prix d’achat de ces logements. Ce n’est guère plus que le rendement des OAT (3,2% fin 2011, 2,9% début février 2012). Mais l’avantage des loyers est qu’ils bénéficient d’une revalorisation liée à l’inflation, et parfois plus élevée.
Entre 1999 et 2011, les loyers des locataires parisiens installés depuis plus de dix ans (pour ne pas inclure les hausses brutales lors des relocations) ont grimpé de 64%, selon l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne. Du coup, la rentabilité s’améliore avec le temps. Prenons l’exemple d’une personne ayant acheté un appartement à Paris en 2001, à 3 000 euros le mètre carré, pour le louer. Les loyers de l’époque, comparés à ce prix déjà élevé, procuraient une rentabilité locative brute (avant frais d’entretien et: impôts), de 6,05 %. Mais s’il le reloue aujourd’hui après le départ d’un locataire, les loyers actuels lui procurent une rentabilité locative de 9,2% par rapport à son prix d’achat!

(24) Programmer des retraits de son assurance vie
Avec 1362 milliards d’euros fin 2011, l’assurance vie est la principale réserve d’épargne des Français. Parmi les personnes de 50 à 69 ans, environ 47% possèdent un contrat vie ou de capitalisation. Une cagnotte idéale pour tirer les compléments de revenus dont certains ont besoin. Avec le vieillissement des souscripteurs, les prestations (retraits ou capitaux décès transmis aux bénéficiaires) ont atteint 116,4 milliards d’euros en 2011. «L’épargne est faite pour être utilisée lorsque les circonstances sont difficiles, comme aujourd’hui, résume le président d’une association d’assurés. C’est tout l’intérêt de l’assurance vie.» Avec leur disponibilité et une fiscalité assez douce sur les retraits huit ans après l’ouverture, la plupart des contrats d’assurance vie vous permettent d’encaisser des revenus réguliers grâce à la mise en place de retraits programmés qui déclenchent un virement automatique chaque mois ou chaque trimestre sur votre compte bancaire.

(25) Gagner plus avec l’épargne salariale
Nettement moins fiscalisée qu’un salaire – moyennant l’obligation de conserver les sommes au moins cinq ans sur un plan d’épargne entreprise (PEE) et un plan d’épargne inter-entreprises (PEI) ou jusqu’à la retraite sur un plan d’épargne pour la retraite collectif (Perm) -, l’épargne salariale a tout pour plaire aux salariés et aux professionnels indépendants – à condition d’avoir un salarié -, ainsi qu’aux patrons de petites sociétés. Car ces derniers peuvent en bénéficier à titre privé tout en faisant profiter leur entreprise et leur(s) salariée(s) des dispositifs et des exonérations de charges.
Ces plans recueillent les versements volontaires des bénéficiaires et l’abondement des entreprises. Le souscripteur peut également y placer, s’il le décide, sa participation et son intéressement qui, dans ce cas, échappent à l’impôt sur le revenu. Abondement, participation et intéressement placés ne subissent que la CSG et la CRDS à hauteur de 8% de leur montant total. L’entreprise a de son côté, acquitté un forfait social (de 8% en 2012). Des avantages hélas écornés d’année en année. Une raison de plus de se dépêcher d’en profiter (dans la limite de 25% de la rémunération brute annuelle pour les versements volontaires et l’intéressement). Les plus-values réalisées dans le PEE et le Perec sont exonérées d’impôt, et ne subissent que les prélèvements sociaux.
Les versements des salariés vont croissants et dépassent le strict nécessaire pour obtenir l’abondement, en raison de la prise de conscience de l’importance de l’épargne retraite, et des qualités fiscales et de gestion financière des plans. Profitez-en si vous le pouvez, si votre PEE et Perco abritent de bons FCPE, peu chargés en frais.
Le PEE est plus souple qu’il n’en a l’air. Les sommes versées peuvent être retirées avant cinq ans dans un grand nombre de cas sans pénalité fiscale (mariage, troisième enfant, départ de l’entreprise…). Le Perec prévoit des sorties anticipées en cas d’achat de sa résidence principale ou de fin de droits aux allocations chômage et il permet une sortie à 100% en capital, un avantage de taille par rapport aux autres dispositifs en rente. Il peut aussi recueillir – avec avantages fiscaux et charges réduites – jusqu’à dix jours de congés ou RTT par an et par salarié en provenance d’un compte épargne temps (cinq jours s’il n’y a pas de CET).

(26) Acheter des obligations à revenus fixes, en direct
Face à l’érosion des rendements de leurs placements favoris (assurance vie, livrets …) les épargnants en quête de revenus redécouvrent les obligations à revenus fixes. En juillet 2009, EDF avait créé la surprise en collectant 3,3 milliards d’euros avec son emprunt obligataire à 4,5% sur cinq ans, qui avait séduit 270000 souscripteurs particuliers (dont 20000 salariés) pour des montants moyens supérieurs à 12000 euros.
La «rente» a le vent en poupe, comme aurait dit Balzac. En début 2012, le Crédit Foncier proposait un emprunt grand public à 4,25% sur six ans. Nouveauté, les épargnants n’avaient pas besoin de s’adresser à leur établissement. Ils pouvaient souscrire directement sur le site Internet « www.emprunt-creditfoncier.fr » en payant avec une carte bancaire de leur établissement avec RIB du compte-titres de leur choix (par exemple, chez un courtier en ligne sans droits de garde) sur lequel les emprunts souscrits étaient livrés.
Certains emprunteurs proposent leurs titres sous forme d’unités de compte dans l’assurance vie, comme cela s’était beaucoup vu en 2009. Jusqu’au 24 février 2012, le Crédit Mutuel Arkéa a émet ainsi un emprunt sur huit ans avec des coupons de 4,5% par an, mais uniquement dans le cadre du contrat Symphonis Vie (avec 0,75% de frais de gestion à déduire du rendement des obligations).

  • Payer moins d’impôts

Réduire ses impôts améliore la rentabilité de votre argent. L’État vous y encourage par de nombreux dispositifs.

(27) Profiter de certaines niches fiscales
En France, on paie beaucoup d’impôts. Trop pour certains, et même pour la majorité des citoyens, comme le montre les sondages. Pas assez pour d’autres, qui dénoncent l’endettement excessif accumulé par l’État tout en déplorant le manque de subventions ou d’investissements dans certains domaines. Inciter les Français à investir dans certains secteurs, c’est justement l’objet des niches fiscales tellement décriées ces dernières années. En profiter n’est pas incivique. Au contraire, il faut bien peser le pour et le contre en sachant qu’i1 y a rarement d’incitations fiscales sans contreparties en termes de risque ou d’imposition différée…
Mais réduire ses impôts n’est pas une motivation suffisante. Il faut d’abord vérifier que l’investissement réponde à vos objectifs (préparer votre retraite, protéger vos proches, leur transmettre un patrimoine…), puis étudier l’opportunité du placement indépendamment de ses avantages fiscaux. Par exemple, un vendeur de défiscalisation immobilière pourrait vous tenir le discours suivant: «Le logement sur plan que je vous proposé à crédit sera remboursé par votre locataire et par l’État, qui a prévu une forte réduction d’impôt sur le revenu pour vous inciter à investir. La part restant à votre charge sera donc modique et vous ne prenez aucun risque, vous êtes assurés et la pierre, c’est du solide». Mais en réalité pour qu’un investissement locatif soit rentable, il faut déjà avoir payé le juste prix (ce qui est rarement le cas) et pour un bien de qualité (parfois la pierre s’effrite aussi …), avoir un locataire au risque d’assumer seul la charge du bien (et d’être condamné à rembourser l’économie d’impôt), enfin pouvoir le revendre dans de bonnes conditions! Quelle que soit la dépense envisagée, enquêtez, comparez, étudiez les conditions de sortie de votre investissement et négociez les frais. L’atout fiscal n’est qu’une «cerise sur le gâteau».

(28) Des investissements qui réduisent vos impôts
Après les coups de rabot successifs sur les niches fiscales, certaines sont menacées de fermeture, comme les avantages pour l’investissement outremer. Alors, pour réduire vos impôts, faites très vite le point sur les dispositifs dont vous pouvez encore profiter. Et étudiez attentivement toutes les conditions à respecter. Vous souhaitez faire des travaux d’économie d’énergie dans votre logement et solliciter le crédit d’impôt pour alléger la note? Vérifiez les normes de performances thermiques requises, qui sont durcies chaque année. Vous préférez souscrire au capital d’une entreprise? Assurez-vous qu’elle est bien éligible à la réduction d’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur la fortune selon votre situation. Et si vous faites partie des contribuables les plus imposés, dans la tranche à 41% (ou 42%, compte tenu de la surtaxe exceptionnelle), privilégiez les rares dispositifs vous permettant encore d’investir en profitant d’une déduction de votre revenu imposable (déficit foncier, déficit de location meublée professionnelle, épargne retraite …), plutôt que d’une simple réduction d’impôt.

(29) Loger un enfant majeur ou un parent
Que vous hébergiez un enfant majeur (ou un parent) ou l’aidiez financièrement, votre participation peut diminuer vos impôts. Un enfant majeur est, en principe, imposable seul. Mais, s’il reste à votre charge, deux options sont possibles :
• le rattacher à votre foyer fiscal, s’il a moins de 21 ans (25 ans, s’il poursuit ses études) au 1er janvier de l’année d’imposition, pour majorer votre quotient familial, sauf exceptions. Et bénéficier aussi d’avantages sociaux ou d’une baisse de votre taxe d’habitation. Mais n’oubliez pas d’ajouter ses revenus aux vôtres, sauf exonérations;
• déduire une pension «s’il est dans le besoin». Retenez les sommes versées ou les frais engagés et justifiables, de logement, mais aussi de santé, scolarité, nourriture ou vêtement, dans la limite de 5698 euros (pour l’impôt sur les revenus de 2011). Si vous l’avez hébergé chez vous, un forfait de 3359 euros couvrant la nourriture et le logement est admis, sans justificatifs (au prorata, si vous ne l’avez pas accueilli toute l’année). Il peut être complété par d’autres frais, pour leur montant: réel, à hauteur du solde, soit 2339 euros. Attention, s’il a perçu par ailleurs, des revenus équivalant à un Smic, vous risquez un redressement, très fréquent. Il devra aussi déclarer le montant que vous déduisez, comme revenu dans sa déclaration. Utilisez le simulateur sur impots.gouv.fr, pour choisir la meilleure option.
Pour un ascendant dans le besoin, envers lequel vous avez une obligation alimentaire (parent, grand-parent…), vous pouvez déduire la pension versée ou les paiements effectués pour lui, sans limite, du moment que la dépense correspond à ses besoins et à vos ressources. Il peut aussi s’agir d’une aide en nature, si vous mettez à sa disposition un logement. Retenez alors l’équivalent du loyer que vous auriez pu demander et la part des charges locatives récupérables. Lui devra déclarer cette aide, sauf exceptions.
S’il est accueilli sous votre toit, une déduction forfaitaire est admise pour la nourriture et le logement, de 3359 euros pour les revenus de 2011. A la place, vous pouvez retenir vos frais réels si vous pouvez les justifier, de même que vos autres dépenses. En outre, si vous hébergez une personne de plus de 75 ans, sans obligation alimentaire (un cousin, un ami … ), vous pouvez aussi déduire le forfait de 3359 euros, sous conditions de ressources (cette personne n’aura pas à déclarer ce montant).
Enfin, les titulaires de la carte d’invalidité vivant sous votre toit peuvent aussi être considérés comme à charge. Peu importe leur âge, leur lien de parenté et leurs ressources (à ajouter à vos revenus). Ils ouvrent droit au minimum à une part entière de quotient familial. A vous de choisir entre ce rattachement ou la déduction d’une pension, si elle est possible.
Si vous mettez gratuitement un logement à disposition d’un proche, vous ne pourrez pas déduire de charges pour ce bien (travaux …. ). Certains sont alors tentés de signer un bail avec un loyer modique. Rien de tel pour subir un redressement avec pénalités. Si le prix est très inférieur à la valeur locative-normale du bien, le fisc peut rectifier le revenu déclaré en majorant le prix du loyer de la différence constatée. Certains dispositifs d’incitation à l’investissement locatif autorisent à louer à un enfant ou un ascendant, s’il n’appartient pas à votre foyer fiscal, comme la réduction d’impôt «Scellier». D’autres, comme le «Scellier intermédiaire ou social» n’autorisent la location à un ascendant ou descendant qu’après une location d’au moins trois ans à un tiers et l’application du régime est suspendue durant cette période. Utiliser une société civile immobilière imposée à l’impôt sur le revenu ne permet pas d’échapper à ces règles.
Autre possibilité, vous donnez un logement, ou son usufruit temporaire si vous ne voulez pas vous dessaisir définitivement. Si vous le faites avant le 1er janvier 2013, à une personne n’appartenant pas à votre foyer pour l’impôt sur la fortune, vous l’allégerez. Le bien sortira de votre base imposable et l’usufruitier sera exonéré si son patrimoine net (Y compris la valeur de la pleine propriété du bien) n’atteint pas le seuil d’imposition (1300 000 euros en 2012). Attention, le fisc sanctionne les donations fictives. L’usufruitier doit en avoir l’usage pendant au moins trois ans.

(30) Faire des donations de son vivant
Une donation permet d’aider ses proches, d’anticiper et d’organiser la transmission de son patrimoine tout en bénéficiant d’avantages fiscaux, En effet, sous conditions, vos dons peuvent être exonérés ou bénéficier d’abattements.
Il est ainsi possible de consentir, tous les dix ans, un don exonéré de 31865 euros, sous forme d’argent (en pleine propriété), au profit d’un enfant, petit-enfant, arrière-petit-enfant ou, si le donateur n’en a pas, d’un neveu ou d’une nièce (ou de leur enfant, si ces derniers sont décédés). Le bénéficiaire doit être majeur ou émancipé et vous devez avoir moins de 80 ans. Le don doit être enregistré aux impôts dans un délai d’un mois. Si votre don ne respecte pas ces critères, notamment si vous ne transmettez pas d’argent mais d’autres actifs (immobilier, titres … ), le bénéficiaire peut profiter d’un abattement selon votre lien de parenté. Par exemple, chaque enfant peut recevoir jusqu’à 159325 euros (le double pour un don de ses deux parents). Cet abattement se renouvelle tous les dix ans.
Toutes les donations bénéficient de ces abattements (donation simple, donation-partage, en pleine propriété, démembrée … ).
Autre astuce: donnez plutôt vos biens en forte plus-value (logements, titres … ) plutôt que le produit de leur vente. Vous échapperez ainsi à l’impôt sur la plus-value !

(31) Renoncer à un héritage ou a une assurance vie
Il est parfois avantageux de renoncer à une succession (ou à un legs), pour permettre à ses propres enfants d’hériter à sa place, en profitant d’une fiscalité plus favorable.
Prenons un exemple, Annick a 65 ans et son père vient de décéder. Elle devrait hériter de près de 100000 euros. Comme elle dispose déjà d’un patrimoine de 350 00O euros, celui-ci attendrait 450000 euros si elle acceptait la succession. Or Annick est divorcée et n’a qu’un enfant. Le jour de son propre décès, son fils recevra l’intégralité de ses biens et, comme il ne dispose que d’un abattement de 159325 euros (à ce jour), il sera taxé à près de 20% sur l’excédent (sauf si sa mère fait d’Importantes donations et ne décède pas dans les dix ans). Comme Annick n’a pas besoin de ces capitaux supplémentaires, il est préférable qu’elle renonce à la succession de son père. Son fils recevra les 100000 euros à sa place en profitant de l’abattement auquel sa mère avait droit (159325 euros) et ne paiera aucuns droits de succession! Si son grand-père avait voulu lui léguer directement la même somme, il aurait été lourdement taxé, puisque l’abattement pour un petit-enfant n’est que de 1594 euros. Suggérez cette stratégie patrimoniale à votre notaire, avant d’accepter une succession (certains n’y pensent pas…).
Une renonciation est soumise à un formalisme renforcé. Vous devez déposer une déclaration expresse au greffe du tribunal de grande instance du lieu d’ouverture de la succession. Si vous renoncez et que vous n’avez pas de descendant, ce sont vos cohéritiers qui héritent à votre place (vos-frères et sœurs par exemple, si le défunt était votre parent).
Concernant vos contrats d’assurance vie, vous pouvez exploiter un autre dispositif, «la faculté de division du bénéfice d’un contrat». En principe, le bénéficiaire désigné ne peut qu’accepter l’intégralité des capitaux ou les refuser. S’il refuse, les capitaux reviennent aux bénéficiaires désignés en second rang (par exemple, les enfants, s’il s’agit d’une clause du type «mon conjoint, à défaut mes enfants…»). Or, le conjoint pourrait n’avoir besoin que d’une partie de ces fonds. S’il recueille l’intégralité des capitaux, puis en retransmet une partie, par exemple à ses enfants, il est possible que cette transmission soit davantage taxée que s’ils avaient reçu ces fonds à partir du contrat d’assurance vie. Ainsi, mieux vaut que le souscripteur ait expressément prévu dans sa clause, la possibilité pour le bénéficiaire de premier rang de n’accepter qu’une partie des capitaux (définie par le souscripteur), laissant ainsi le solde aux bénéficiaires suivants. La clause pour rait ainsi prévoir que le conjoint aura le choix d’accepter la totalité ou les trois quarts, la moitié, etc, le solde non accepté bénéficiant aux enfants. Prenez conseils auprès d’un juriste spécialisé pour bien rédiger votre clause.

(32) Bien choisir ses fonds de défiscalisation
Pour participer aux activités productives de la France, les FCPI et les FIP sont parmi les derniers placements bénéficiant d’une réduction d’impôts, même si elle est réduite à 18% de l’investissement réalisé en 2012 (cantre 22% en 2011 et 25% de 1997 à 2010), dans la limite de 12 000 euros en FIP et 12 000 euros en FCPI par an pour un célibataire. Les fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) sont investis au mains à 60% dans des petites et moyennes entreprises (PME) innovantes de moins de 2 000 personnes, pour la plupart non cotées en Bourse. Les 40% restants sont placés librement par le gestionnaire. Les fonds d’investissement de proximité (FIP) placent au moins 60% de leurs actifs dans des PME régionales de moins de 250 salariés et moins de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, remplissant deux de ces trois critères: réaliser 30% de leurs ventes, avoir 30% de leurs employés ou 30% de leurs immobilisations dans l’une des quatre régions limitrophes sélectionnées pour chaque fonds.
Les FIP et FCPI font partie des fonds communs de placements à risque (FCPR), comme en témoigne le grand écart de leurs performances. La base de données Morningstar recense plus de 400 FIP et FCPI, dont les résultats doivent être comparés avec prudence, car il s’agit de fonds fermés à durée de vie fixe. L’année de son lancement, chaque fonds dispose de l’argent collecté qu’il a l’obligation d’investir en deux ans. Ils ont ensuite une durée de vie fixe d’au moins cinq ans (beaucoup la fixant jusqu’à dix ans), avec l’obligation de vendre toutes leurs participations pour distribuer le capital aux souscripteurs. La performance dépend donc non seulement des choix du gérant, mais aussi de la conjoncture pendant la période d’investissement et de liquidation du fonds.
Pour ces raisons, les épargnants intéressés par ce type de placements ont intérêt à répartir au maximum leurs souscriptions dans lé temps et entre différentes sociétés de gestion.