L’impact des technologies sur les collaborateurs et le travail

Impact des technologies (TIC) sur les employés et le travailÀ la demande de Dell et d’Intel, TNS Global a sondé 8400 salariés de 11 pays, dont environ 1 000 en France pour étudier l’impact des nouvelles technologies sur les collaborateurs et leur manière de travailler. 60 % des Français veulent une interopérabilité entre leurs outils personnels et professionnels, 48 % entendent influer sur les décisions informatiques.

Dans l’étude internationale Evolving Workforce réalisée en Octobre 2011, nous nous sommes intéressés aux résultats relatifs à la France. 73 % des collaborateurs sont motivés par les valeurs de leur entreprise, notamment ceux du secteur privé, et que ce sont surtout les PME qui adoptent plus facilement les nouvelles technologies que les grands comptes.

L’externalisation. Une grande majorité des salariés remarquent que la mobilité, le travail à distance et Internet multiplient les opportunités d’affaires et favorisent une plus grande réactivité des échanges entre collègues. En revanche, une personne sur trois estime que le travail à distance sape l’esprit d’équipe (fonction publique). 26 % estimant que l’externalisation pourrait menacer leur emploi.

La productivité. 75 % des sondés, surtout dans les petites PME, pensent que leur productivité est mesurée par la qualité de leurs résultats plutôt que par le temps passé sur le lieu de travail. Si 59 % affirment terminer leurs tâches quotidiennes durant le temps de travail (9h-17h), la moitié des répondants aimerait davantage de flexibilité grâce aux technologies liées à la mobilité tout en rejetant en bloc le télétravail. Enfin, un salarié sur deux avoue avoir du mal à décrocher et à se détendre après le travail.

L’interopérabilité. 69 % des sondés veulent bénéficier d’une meilleure interopérabilité entre les divers appareils du futur. Dans les PME, 62 % des collaborateurs utilisent des mobiles, smartphones et autres portables professionnels à des fins personnelles contre 53 % chez les grands comptes, davantage sensibilisés parla sécurité et le souci de ne pas mêler données professionnelles et privées.

Les conflits intergénérationnels. Ces conflits ne semblent pas exister. Les jeunes considèrent la technologie comme acquise, tandis que les trentenaires et les seniors apprécient les évolutions techniques. Les échanges intergénérationnels sont une priorité.

Le contrôles. Une grande majorité de collaborateurs estiment travailler dans un climat de confiance. Cependant, 18 % affirment que leurs e-mails sont contrôlés et 28 % s’attendent à la mise en place de solutions de contrôle d’ici à 10 ans. De même, 27 % se sentent surveillés à propos de la gestion de leur temps. Enfin, si 73 % des collaborateurs sont motivés par les valeurs de l’entreprise, la tranche des 18-24 ans ne partage pas cet avis.

Le poste de travail. 51 % des sondés déclarent qu’ils seraient davantage productifs s’ils disposaient de meilleures ressources informatiques. 55 % apprécieraient davantage leur travail s’ils pouvaient choisir les technologies utilisées. les PME attirent davantage les employés grâce à un parc informatique plus performant que celui des grands comptes.

L’initiative des employés. 48 % des répondants des PME croient avoir leur mot à dire sur les décisions informatiques et 55 % estiment que leurs besoins sont pris en considération, qu’ils peuvent télécharger librement des logiciels, ce qui est loin d’être le cas dans les grands comptes et le secteur public.

Des résultats qui, somme toute, sont proches de ce que ressentent les collaborateurs des autres pays ciblés par l’enquête.